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 recit du caporal DARTOIS

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110RI
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MessageSujet: recit du caporal DARTOIS    Ven 26 Nov 2010, 17:58

bonjour a tous
voici les récit du caporal DARTOIS Constant venant de sont journal de route
il en avais offert un exemplaire au 110 régiment d infanterie
Mr DARTOIS Constant
est appeler sous les drapeaux pour sont service le 15 octobre 1934
il est incorporer au 110 régiment d infanterie le 20 octobre de la même année
nommé 1 classe le 1er mai 1935 il est renvoyer dans ses foyer le 12 octobre 1935 en
attendant sont passage sous la disponibilité qui aura lieu le 15 octobre 1935.
libéré du service actif et rayé des contrôles du corps le 15 octobre 1935
nommé caporal de réserve a compté du 15 octobre 1935.
rappelé à l activité le 26 aout 1939 il est réaffecté au 110 régiment d infanterie 2 compagnie
il est fait prisonnier le 1 er juin 1940 est affecté au stalag IIA sous le n° 43470.
liberé et rapatrié le 29 septembre 1942.
démobilisé par le centre de libération de Arras le 18 décembre 1942
A servie dans les forces française de l intérieur du 25 aout 1944 au 5 septembre 1944

LES TÉMOIGNAGES

Récit Du caporal Dartois Constant
Avec le 110ème RI
— 1940 —
1er bataillon 2ème Compagnie
Belgique - Lille

Dès le 26 aout 1939, je fus rappelé à la caserne JEAN BART de DUNKERQUE. Ce rappel au dépôt d’infanterie n°11 était motivé par une tension politique extérieure qui, malgré les concessions successives du gouvernement de l’époque, allait nous amener inévitablement à un conflit armé. Nous espérions, toutefois, que cette préparation servirait d’intimidation et, par-tant, forcerait l’Allemagne à borner sa suprématie aux « acquisitions »qu’elle s’était déjà octroyée.
Faisant partie de la classe 33b, appelé en octobre 1934, j’avais, en octobre 1935 été rendu à la vie civil. J’avais repris ma fonction enseignante. en quittant Dunkerque pour rejoindre l’échelon A à HASNON, près de SAINT AMAND, j’étais assuré que ce rappel ajoutant un caractère imprévus à cette période de grandes vacances qui s’achevait. Toute proche de la forêt de RAISMES annonçait déjà l’automne mais nous eûmes vite fait de la quitter, pour rejoindre, plus au sud, la région de CAMBRAI. Les « bus » parisiens nous descendirent à CATTENIERES et a CARNIERES pour y séjourner peu de jours. La grande promenade reprend : nous nous dirigeons vers la marne. Le soir, nous campons à CHANTEMERLE, dans une cave à betteraves humide et froide. Nous quittons, avec joie, ce lieu inhospitalier en ce mois d’octobre et nous nous installons à MONTGENOST, non loin du confluant de l’AUBE et de la SEINE. L’ordre nous est donné de gagner VITRY LE FRANCOIS. Ma compagne se voit attribuer le cantonnement de BASSUET. À peine le temps de nous habituer au climat de la marne que nous quittons cette région de vignobles pour remonter vers l’Oise. Ce début novembre nous voit à THIESCOURT qui sera notre cantonnement d’hiver
Sous les ordres du sergent RICHARDSON, j’appartiens à la section du lieutenant d’HOOP, en tant que caporal. Avec le 10ème groupe je loge dans les fermes. Nous nous croyons en famille, d’autant plus que la proximité du pas de calais simplifie notre départ en permission. Nous nous installons peu à peu dans cette " drôle de guerre " faite d’attente et d’inaction. Nous luttons contre le désœuvrement en accomplissant quelques corvées utiles à nos hôtes. Déjà l’hiver s’est écoulé : les pommiers sont en fleurs et le muguet se dresse au bord des bois.

10 mai 1940
A 5 heures, dans le petit matin, nous partons pour de grandes manœuvres aux environs de THIESCOURT. La nuit avait été fraiche mais il fait très beau et chaud. En cours de route, à la ferme " St CLAUDE " un " ordre de départ " nous rejoint.
Départ pour une direction inconnue de nous mais connue de nos chefs. Les "bus" parisiens nous emmènent vers le nord. Nous franchissons la frontière belge à la tombée de la nuit, vers 21 heures, près de valenciennes, je crois reconnaitre MONS. Nous roulons par intermittences sur les routes belges. Nous abandonnons, les "bus" dans le petit matin de ce 11 mai. il repartent, sans doute , en quête de nouveaux chargements.


11 mai 1940
Nous poursuivons notre route à pied. Je me souviens de NIVELLES et de son panneau "visitez sa collégiale «Nous n’en prenons guerre le temps (et moins encore au retour car NIVELLES, bombardée, flambait. Les ruines encombraient les rues rendue impraticable) nous avançons, en colonne par un pour prendre position sur la Dyle entre WAWRE et GEMBLOUX. Des colonnes d’évacués à pieds, en charrette en voiture automobile nous croisent. Ils emportent quelques bagages rassemblés en hâte. La même tristesse mêlée d’inquiétude se lit sur leur visage .....

12 mai 1940
C’est jours de pentecôte, nous arrivons et prenons position immédiatement à VILLEROUX, en rase campagne, bien en avant d’un pont près dune gare
Hélas, les blés verdoyants que nous foulons, ne peuvent dissimuler notre position d’autant plus que l’aviation allemande qui nous survole, surveille et contrôle nos moindres mouvements. Les "trous d’hommes" que nous creusons signalent si bien notre ligne que nous n’y demeurons que quelques heures. Notre section prend de nouveau position près de la carrière de CORTIL-NOIRMONT. Les habitants de ce petit village, qui aurait dû être en fête, car c’est jour de communion, préparent en hâte leur évacuation et quittent les lieux dans l’après-midi. Une immense détresse se lit dans leurs regards mais aussi une affectueuse pitié pour ceux qui restent, nous, qui les croisons.
Mon groupe, le 10ème, occupe une position au bord de la carrière à plusieurs dizaines de mètres de la route de CHASTRES à CORTIL. Pour y accéder, un chemin de terre longe une propriété un peu isolée, celle de monsieur Maillard. A notre gauche, le 9ème groupe. Je repère, à l’extrême gauche, la position d’un canon de 25. En fin de journée nous installons une barrière antichars "cointet", bien au-delà de la carrière, parallèlement à une voie ferrée. Derrière-nous, de l’autre côté de la rue, à quelques centaine de mètres, près d’un tumulus, une autre pièce de 25 est installé, non loin du P.C. de la compagnie. Ce dernier est installé dans une propriété assez imposante. Il y a là, le commandant CHUILLET, le capitaine TISON et le caporal de bureau CHAVIGNY. Maintes fois un petit avion d’observation allemand que nous appelons "le mouchard", "le coucou" ou "la pétrolette", nous survole observant nos travaux. J apprend que notre 1er bataillon (commandant CHUILLET) est épaulé à droite par une division marocaine et que sur notre gauche par-delà le 3ème bataillon (commandant PENNEL), le 43ème régiment d’infanterie tient positions. Le 2ème bataillon du 110ème RI (commandant SOUCHARD) doit se trouver à l’arrière de notre position, derrière CHASTRES, un peut en avant de VILLEROUX. Nous passons la nuit, anxieux, dans la carrière, sans pouvoir dormir.





13 mai 1940
Sous les ordres du lieutenant d’HOOP, nous aménageons notre position. Un homme de mon groupe s’éloigne et coupe un des peupliers qui bordent une propriété toute proche pour édifier un abri sommaire. Je le réprimande .comme c’est dommage. Nous n’avons à manger que le soir : des pommes de terre en robe des champs et un seau de café au rhum qu’une corvée est allée chercher, nous percevons aussi 6 grenades. Le pilonnage, les bombardements et les tirs des pièces d’artillerie s’intensifient en se rapprochant. Tous les hommes sont inquiets. Le lieutenant d’HOOP nous recommande la prudence : pas de bruit, pas de lumière. Les tanks ennemis sont a proximité. Dans le soir qui tombe, sur la route, les civils se hâtent, silencieux, vers la gare de CHASTRE-VILLEROUX, chargés de valise et de paquets hétéroclites. La nuit s’écoule sans qu’aucun d’entre nous n’ait pu prendre un seul instant de repos.



14 mai 1940
Le matin nous surprend, toujours en position d’attente. L’ordre nous est donné d’armer nos fusils, nous percevons des vivres pour la journée du lendemain. Avec joie, nous lisons les dernière lettres que l’on vient de nous remettre. La journée se passe à aménager notre banquette de tir du bord de la carrière ou nos trous d’hommes.
La 1er DIM, notre division, comprend le 1er, 43ème, 110ème RI, le 15ème RA et le 7 GRDI venant des garnisons de CAMBRAI de LILLE de DUNKERQUE de CALAIS et DOUAI. Elle compte de nombreux soldats du Nord et du pas de calais. Avec a sa gauche la 2ème DINA (division d’infanterie nord-africaine) elle forme le IIIème C.A. (corps d’armée).à notre droite, la 1ère D.M. (division marocaine) avec les 1er, 2ème et 7ème R.T.M (régiment de tirailleur marocains) avec la 15éme DIM elle forme le IVème corps d’armée.
J appartient au 1er bataillon du commandant CHUILLET qui assure la jonction avec la division marocaine qui doit se trouver dans le village et au-delà.au nord de notre position, le 3ème bataillon du commandant SOUCHARD est resté en réserve sur la cote derrière CHASTRE et en avant de VILLEROUX. Le PC du colonel DERACHE est derrière VILLEROUX. Dans cette journée du 14 mai, les bombardements proches des stukas et les tirs d’artillerie qui nous harcèlent nous font pressentir l’imminence de l’attaque. Déjà le 3ème bataillon a repoussé une incursion des avant-gardes ennemies par-delà la voie ferrée qui va de CHASTRE VILLEROUX à GEMBLOUX. Et voici que la nuit illuminée par des lueurs d’incendie nous amène un calme relatif apprend que la ville de GEMBLOUX, a notre droite a été bombardée. je ne situe pas exactement cette ville ayant été amené dans cette région qui m’était complètement inconnue. Je ne puis m’empêcher de scruter, dans la nuit, l’horizon devant moi. Je pense à mes parents. J’imagine leur inquiétude à mon sujet. Que me réserve ce jour qui pointe au-dessus de la berme


15 mai 1940
Très tôt le matin, les grondements se poursuivent, s’amplifient plus particulièrement sur la droite, en avant de nos positions qui sont pilonnées par l’aviation. Le bombardement dur près d’une heure et toujours au-dessus de nous ces « mouchards » d’observation, les « pétrolettes » tournent de plus en plus bas. Soudain, il semble que l’un d’entre soit abattu car j’aperçois un parachute qui descend. Le parachutiste sera tué avant d’avoir touché le sol. Les autres « mouchards » reprennent leur ronde énervante au-dessus de nos positions. Dans la matinée, les bombardements des stukas redoublent sur nous et sur notre gauche en direction de CHASTRE. Les mitrailleuses crépitent. L’aviation ennemie ne nous laisse aucun répit. Nous sommes anxieux, les yeux fixés sur cette ligne lointaine, par-delà les champs saccagés, d’où l’on verra poindre l’ennemi.
Vers 17heures, alors que le soleil décline, venant de notre gauche, nous voyons surgir un groupe de tanks. Face à nous 4 tanks s’approchent. ils ont traversé la voie ferrée et oblique vers leur gauche, venant de la direction de la gare de CHASTRE VILLEROUX. En tant que caporal, chef de groupe je donne l’ordre au tireur CHOTEAU, de pointer le fusil-mitrailleur. Les soldats allemands s’abritent derrière ces chars dont les mitrailleuses crépitent et nous arrosent de balles. CHOTEAU tire à courte distance : 50 mètres..40 mètres. DUCROCQ à son coté engage les chargeurs. Je tire au fusil à la droite du FM, je sens un souffle brulant passer près de ma joue. Mon voltigeur André LECLERCQ qui ne me quittait jamais d’une semelle, s’affaisse sur mon épaule : une balle vient de l’atteindre. BOULET, le pourvoyeur, s’efforce, en hâte de remplacer les balles normales par des balles perforantes dans les chargeurs. Notre contingent est presque épuisé .j’avais presque épuisé mes chargeurs et les tanks étaient encore trop loin, hors de portée pour que je puisse espérer les atteindre de mes grenades. Dans un bruit infernal, nous continuons de tirer tant avec le FM qu’avec nos fusils, impuissant devant ces chars qui s’avance vers nous. Les voici à moins de 40 mètres. Soudain, ils obliquent vers notre droite, c’est alors que le caporal-chef PAYELLE du 11ème groupe me transmet l’ordre de repli qui lui était parvenu, émanant du capitaine CALMANT. Sous le feu des tanks nous décrochons, emmenant le FM j’emporte mon sac de grenades mais j’abandonne ma musette personnelle. Nous évacuons la carrière et longeons le chemin attenant à la propriété de monsieur Maillard nous abritant contre la haie. C’est en abordant ce sentier que je vois le corps du commandant CHUILLET. Nous n’avons rien pu faire ni pour notre camarade André LECLERCQ ni pour notre commandant que je revois encore quelques instants avant le repli, debout, hurlant des ordres, montrant de sa canne jaune à section carrée, l’ennemie. Ancien de la guerre 14/18, il a trouvé la mort frappé en pleine tête.( son corps allongé près de la haie fut recouvert de terre et ne fut retrouvé que plusieurs années plus tard)nous atteignons la rue . Contre la clôture de la maison des soldats blessés sont allongés. Nous traversons la rue et, rampant sous les fils de clôture, gagnons les prairies moitié courant moitié couchés, toujours sous les tirs des tanks. Le 25 du tumulus s’est tu (auprès de lui git le sergent DURIEUX du 43ème RI) Pendant que notre 3ème bataillon s’accroche à CHASTRES résistant sur sa gauche mais dont l’aile droite est dégarnie nous avons subi la poussée de l’aile droite motorisée adverse. Au PC du régiment, le capitaine PETIT et le lieutenant RIOLLOT ont été tués, notre capitaine TISON fait prisonnier. Toujours courant, nous obliquons vers la gauche et descendons vers une voie ferrée, nous nous abritons quelques minutes dans un hangar rempli de paille, avant de gagner un bois assez éloigné. C’est là que je retrouve des camarades : le caporal LECLERCQ Magloire, le sergent Robert VANDENBOSCHE, blessé légèrement à l’épaule, Gaston PAYELLE René POLLEFORT originaire de ZUYDCOTE. Je porte toujours mon sac de grenades et je récupère quelques chargeurs ayant épuisé toutes mes munitions vainement contre les tanks. Nous décidons, mes camardes et moi, de rester groupés, prêt à nous défendre, en nous repliant dans le but de retrouver le 110ème RI.
Vers 20heures nous nous arrêtons aux environs de SENEFFE dans une ferme que ses occupants se préparent à évacuer. Nous dormons dans la grange du fermier qui nous promet de nous réveiller tôt le matin, à l’heure de son départ. Abrutis de fatigue, nous nous effondrons tout vêtus sur la paille. Soudain, croyant être déjà au petit jour, nous reprenons la route. Nous avons dormis 1 heure à peine : nous n’avons plus la notion ni du temps, ni de l’heure, encore moins du lieu où nous nous trouvons et de la direction à prendre. Il est 21 heures, en évitant les grandes voies, nous marchons dans la nuit. Nous rencontrons des membres des milices belges ; les uns nous indiquent une direction à suivre, les autres, une direction différente Nous repartons vers SENEFFE où « serait »notre division. SENEFFE est atteint mais nous le quittons vite sous un bombardement intense et, à travers champs, nous prenons la direction de la route de MONS vers FAMILLEREUX.


16 mai 1940
Dans le petit matin nous marchons vers NIVELLES suivant les ordres reçus par un officier de rencontre. Mais NIVELLES est en partie détruite. Des ruines fumantes, des corps abandonnés, des cadavres de chevaux, des débris de toutes natures jonchent les voies principales. Nous cherchons à nous rassembler sur MONS où nous devons nous organiser en ligne d’arrêt. Partout de nombreux convois occupent les routes. Nous sommes survolés par les avions ennemies qui nous mitraillent. Nous nous jeton dans les fossés. L’alerte passée, nous reprenons notre cheminement, l’oreille tendu, scrutant la prochaine venue des avions qui nous harcèlent. Harassé de fatigue, je n’ai dormi que quelques heures depuis notre arrivée dans la carrière. Mes camarades et moi nous nous écroulons dans une grange auprès des chevaux attelés d une famille d’évacué.


17 mai 1940
A la première heure de ce vendredi nous reprenons notre route dans la nuit. Nous empruntons alors la nationale vers MONS. Nous apprenons qu’il faut nous regrouper à SOIGNIES où nous attendons dans un parc. Il pleut, des camarades nous rejoignent : entre autres le sergent-chef LAMBIN. Des officiers, d’autres unités, nous prennent en charge et comme tout un convoi Hippomobile (de la DNIA) part, nous le suivons. Nous doublons un convoi de réfugiés belges qui se hâtent sous la pluie.


18 mai 1940
Tout au matin, nous arrivons à MONS. Déjà, les avions nous bombardent. a la gare, une réserve d’essence brule. Nous ne nous attardons pas et quittons MONS en flamme.
L’intensité du bombardement nous empêche de nous organiser et les officiers nous dirigent vers VALENCIENNES. Les stukas, nous accompagne et nous mitraillent mais j’éprouve une sorte de soulagement en franchissant la « frontière ».
Nous entrons dans VALENCIENNES, dans l’après-midi. Les avions nous bombardent et nous mitraillent alors que nous franchissons le pont de la gare et le pont sur l’ESCAUT. L’un de ces avions est abattu au-dessus de la gare. Nous pensions faire halte dans cette ville que je connais bien mais déjà nous atteignons « la croix d’Anzin » et notre groupe éclate. Les uns sont dirigé sur CONDE SUR ESCAUT, SAINT AMAND et après un court repos dans la forêt de RAISME reprirent leur marche épuisante vers BRUILLE SAINT AMAND. A NOTRE DAME AU BOIS, ils livrèrent combat au côté du 43ème RI et durent décrocher le 26 mai, au soir, pour gagner par marches forcées SAINT AMAND et Fretin près de LILLE. Les restes de la division gagnèrent la cote et, embarqués à DUNKERQUE, débarquèrent à FOLKESTONE, rembarquèrent à PLYMOUTH pour accoster à BREST.
En Normandie, les éléments subsistant du 110 RI, 500 hommes à peine furent capturés alors qu’ils attendaient vainement leur réarmement (leur odyssée me fut racontée par l’un d’entre eux qui me rejoignit en captivité).
Nous nous somme dirigés vers la sentinelle où nous arrivons dans la soirée. Les routes et les chemins sont encombrés de débris de véhicules de toutes sortes, nous contournons d’énormes entonnoirs et harcelés par les stukas, nous sommes obligés de nous jeter à l’abri dans les fossés. Bref repos dans une ferme que nous devons abandonner en hâte, sous un bombardement intense, vers minuit nous côtoyons dans notre fuite des réfugiés affolés dont le désarroi fait peine à voir.




19 mai 1940
Dans la matinée, nous atteignons bouchain. In-extremis, nous franchissons le pont sur l’ESCAUT. L’ennemie est signalée. Des péniches brulent en aval de ce pont qui va sauter dès notre passage. Pressés par nos chefs, nous courons, en colonne, sur la route de CAMBRAI indiquée par l’autorité militaire des carrefours. A AUBIGNY AU BAC, ordre nous est donné d’obliquer vers DOUAI où nous entrons le soir de ce 19 mai. La caserne CORBINEAU est comble. Les réfugiés s’entassent dans les rue de la ville qui venait de subir un bombardement intense. Des corps sont abandonnés sur les trottoirs, parmi les décombres, parfois recouvert d’une couverture. Le bureau de la place est transféré à FLERS : nous voulons nous y rendre mais il est fermé nous disent les officiers. Nous n’en pouvons plus. Extenués, nous prenons un peu de repos dans un hangar parmi les réfugiés mais un bombardement oblige tout le monde à fuir dans la nuit. J’ai toujours, dans un sac six grenades, mon fusil et mon masque à gaz, que je porte depuis CORTILS-NOIRMONT mais comme j’ai abandonné mon sac à la carrière, je dois ressembler à un homme des bois avec cette barbe de plus d’une semaine.


20 mai 1940
Nous marchons vers LENS. Nous apprenons que les troupes allemandes s’avancent dans le secteur de CAMBRAI-DOUAI que nous venons de quitter. Comme je connais bien la région nous évitons les nationales et par les routes secondaires gagnons HENIN LIETARD, MONTIGNY ET FAUQUIERES LES LENS. C’est là que je prend un court répit avec mes camarades, pour embrasser mes parents, les rassurer et faire une rapide toilette. Mes parents se préparent à suivre le long défilé des réfugiés que nous avons connu depuis la Belgique. A pieds, emportant quelques provisions dans un sac, une valise où s’entassent des « papier » des photos, un peu de linge, ils vont comme tant d’autre se risquer sur la route après mon départ. Mais déjà nous voici sur le pont de DOUAI à LENS. Nous sommes stoppés par un officier (MOUTON ?) qui nous confie un ordre de mission. Le génie de la 1ere armée mine le pont ; nous devons en assurer la surveillance jusqu’à ce que l’ordre de le faire sauter soit donné.



21 mai 1940
Vers la fin de l’après-midi nous apprenons que la ville d’ARRAS où se trouvent des troupes françaises et britanniques a été investie par les allemands et qu’une bataille de chars se déroule près du MONT SAINT ELOI. Les civils évacués ne savent plus quelle direction prendre et refluent vers LENS et BETHUNE. Vers le soir, un intense bombardement aérien retentit en direction de VIMY et nous craignons, vu qu’il se déplace vers nous que le pont de la route DOUAI ne saute prématurément. Bien que nous ayons établi un tour de garde, je ne puis fermer l’œil de la nuit tant je suis angoissé.



22 mai 1940
Sur le pont, toujours le même défilé de ces pauvres civils, poussant, trainant, brouettes, voiture, bicyclettes chargées des quelques biens qu’en hâtent ils ont empaquetés. Les plus âgés me font pitié ; même les enfants emportent leur fardeau. Ils se hâtent vers le centre de la ville de LENS où pensent-ils, ils trouveront un abri pour se reposer. De vastes entonnoirs rendent les rues principales impraticables et de nombreux immeubles ont été atteints par les bombes.




23 mai 1940
Ce jeudi nous retrouve toujours de garde et toujours anxieux. La situation, selon les bruits qui nous parviennent, est critique. L’ennemie serait vers ARRAS et sur les hauteurs de LORETTES, à SOUCHEZ. Bien que ces « rapports » soient officieux nous ne doutons pas un seul instant de leur véracité car déjà les bruits de canons se rapprochent des faubourgs de LENS vers LIEVIN et BETHUNE. En prévision d’une éventuelle retraite, l’on nous a recommandé de nous procurer des bicyclettes abandonnées et notre « barda y demeure arrimé.
Dans la journée un convoi anglais qui franchit le pont s’installe en défense de DCA pour tirer sur des avions ennemis qui n’insistent pas et s’éloigne. Venant de la direction de BILLY MONTIGNY, ce convoi motorisé entre dans LENS. Je présume qu’il ne tardera pas se heurter aux troupes allemandes. Des lueurs d’incendie éclairent la nuit qui tombe. Nous guettons tous, éveillés jusqu’au petit jour.




24 mai 1940
Ce n’est que vers la fin de l’après-midi que l’ordre de détruire le pont nous arrive. Les soldats du génie chargé de l’exécution nous en avisent et l’officier nous conseille de nous diriger vers ACHEVILLE où vraisemblablement nous devrions rejoindre une unité motorisée. A peine avions-nous parcouru 150 mètres que le bruit de l’explosion retentissait. Avec prudence, nous traversons MERICOURT d’où nous percevons les combats qui se livraient a VIMY. Atteignant ACHEVILLE nous trouvons de la troupe en position d’attente de départ. Le « gros » de la troupe est déjà parti et les soldats qui embarquent ont tous leur masque en position. Nous préférons reprendre la direction du nord par ROUVROY et BILLY-MONTIGNY où nous coupon la route national en hâte car les allemands l’on déjà parcourue. Voici MONTIGNY EN GOHELLE, HENIN, COURRIERES et CARVIN SAINT JEAN où nous faisons halte, car la nuit est tombée, dans une demeure de cette cité minière.



25 mai 1940
Nous gagnons Lille. En pénétrant dans CARVIN nous apercevons près d’une chapelle de nombreux corps. Cette ville a du souffrir d’un bombardement. Nous ne nous y attardons pas. Lorsqu’après une marche forcée nous arrivons à la caserne SAINT RUTH de LILLE, le bureau est fermé. On nous dirige sur SAINT ANDRE. Le sous-officier qui nous commande nous fait faire halte dans une « villa » où nous passons la nuit.



26 mai 1940
Nous nous rendons, en petits détachements, selon les ordres reçus, à SECLIN, récupérés par des officiers d’autres régiments que le 110ème RI, qui essaient de nous regrouper dans une école maternelle. Nous devrions y passer la nuit, mais nous somme dirigés vers SAINT AMAND THERMAL. Arrivés à ORCHIES, sous un bombardement, nous apprenons que les combattants de cette région se replient. Un aspirant nous le confirme et sous la pluie nous regagnons la salle des fêtes d’ORCHIES en vue d’un regroupement éventuel d’unités. Nous en somme délogés par un bombardement intensif et, de nuit, nous nous dirigeons vers FRETIN.





27 mai 1940
A FRETIN, une bonne partie du 110ème RI se regroupe. Nous n’avons rien à manger. Il pleut. Nous ne pouvons-nous abriter sous un hangar, abris trop vulnérable et que survolent les avions allemands. Nous gagnons un bois proche où les groupes se forment. Une « roulante » nous prépare un repas chaud mais que nous avons à peine le temps de manger car les bombardements reprennent. Comme moi, la plupart d’entre nous attendons que d’autre nous prêtent leurs gamelles. Une courte accalmie est mise à profit pour l’embarquement, sur des camions, des plus handicapés d’entre nous et des blessés légers. Après bien des péripéties ils se retrouveront à DUNKERQUE, débarqué à FOLKESTONE, rembarqué à PLYMOUTH pour BREST. En Normandie, ces éléments subsistants du 110ème RI seront fait prisonniers alors qu ils attendaient leur réarmement.il feront partie des 500 prisonniers, en Normandie du 110ème RI.
Le soir, à pied, nous atteignons LOO-HOUBOURDIN. Les incendies illuminent la ville. Nous ne pouvons plus avancer et prenons position sur la berge du canal, face à la prison de LOOS LES LILLES dont le canal nous sépare.
Nous faisons partie d’une fraction de la 1ère division du générale JENOUDET. Le lieutenant ACHILLE DELATTRE de la 5ème compagnie et le lieutenant BOCHU de la 2ème compagnie nous commandent. Nous tenons un point d’appui dans la cour de l’usine textile. Nous creusons un abri couvert pour nous reposer, pendant que nos camarades établissent une banquette de tir derrière le mur de clôture de l’usine, ce qui nous permettra de surveiller la berge , le canal et le chemin de halage .sur notre gauche , le pont, a notre droite une passerelle . BOULOGNE, un gars du 110ème RI reçoit l’ordre de faire couler une péniche qui gênait notre visibilité. Toujours sous le tir des ennemis nous avons veillé toute la nuit. Les tirs se précisent et se rapprochent. Nous comprenons que nous sommes cernés.




28 mai 1940
Pour échapper à l’encerclement nous gagnons LILLE. La traversée des rues est difficile. Par bonds successif nous arrivons au cimetière du sud. A l’abri du mur de clôture de la nécropole nous observons les tanks allemands prêts à donner l’assaut. Sur la place, un autocar passe, rempli de soldats allemands, prisonniers semble-t-il !! C’est la confusion dans nos esprits. La nuit tombe. Un violent orage éclate. Certains camarades s’abritent à la morgue d’autre dans les chapelles. A la lueur des incendies, je ne puis me reposer. Je pense que c’est mon vingt septième anniversaire et que je le passe parmi les tombes. Mes parents, dont je suis sans nouvelles ont dû penser à moi. J’ouvre une boite de sardines : je n’ai que ces sardines à me mettre sous la dent. Je conserve soigneusement l’huile de la boite. Mon fusil est rouillé, je m’efforce de le remettre en état et je le graisse avec l’huile que j’ai récupérée. Je suis lourd de pluie et transi de froid. Hissé derrière le mur, je surveille la rue, prêt à l’attaque et le petit matin arrive sans que j’aie pu me reposer.


29 mai 1940
Dans la matinée, ordre nous est donné de regagner l’usine dans le secteur de LOOS-HAUBOURDIN que nous occupions le 27 mai. Rasant les murs, un par un, nous parcourons le trajet. Parmi les décombres il faut assurer le passage des hommes, pour ce faire je me déleste de mes grenades, fort à propos. Comme la veille nous subissons les tirs des mitrailleuses : mes grenades agissent et nous retrouvons l’usine et sa haute cheminée. Sans prendre le temps de souffler, nous redressons notre banquette de tir et réaménageons notre abri, qui semble avoir souffert durant notre absence. Chaque fois que nous quittons notre banquette de tir ou notre abri sommaire nous subissons un tir assez précis : tirs de mitrailleuses et obus nous environnent. Nous croyons que ces tirs doivent être dirigés par un observateur dissimulé au faite de cette cheminée. Le lieutenant BOCHU prévient l’état-major et le 40ème RA(ou le 240ème mes souvenirs à ce sujet ne sont plus bien précis) ajuste son tir et atteint la cheminée observatoire qui reste debout, une vaste brèche à mi-hauteur. Toute la nuit du 29 mai le combat fait rage.


30 mai 1940
Les tirs de l’artillerie et les rafales de mitrailleuse se dirigent de plus en plus vers nous en se rapprochant. L’étau se resserre. J’ai refait provision de chargeurs et mon groupe en est muni. Le fusil-mitrailleur a de quoi répondre. Dans la soirée et la nuit du 30 au 31 mai, les obus tombent sur l’usine dont les dernières vitres volent en éclats.


31 mai 1940
Vers 1 heure du matin, Gaston PAYELLE et Magloire LECLERCQ, tous deux du 110ème RI sont de garde. Un obus fusant éclatant au ras du sol, les blesse ainsi que DUCROCQ mon chargeur au F.M. je sors de l’abri où je m’étais réfugié et transporte Gaston PAYELLE a plus de 50 mètres, sur mon dos. Je le dépose sur un chariot de l’usine. Il a une jambe gravement atteinte le service sanitaire, installé dans une cave à proximité et que je préviens, le prendra en charge. Magloire LECLERCQ s’en tire avec une blessure au côté : sa baïonnette affreusement tordue a amorti le choc. DUCROCQ a de multiples plaies superficielles. Nôtres groupe s’amenuise mais nous devons encore tenir. Nous tiendrons toute la journée du 31 mai et la nuit dans ce décor d’enfer qui nous environne. Nous ne sommes plus que trois pour tenir ce point d’appui au lever du jour.


1er juin 1940
A 5 heures, notre lieutenant BOCHU vient nous annoncer que nous nous rendons. Il ne nous reste que 2 chargeurs de 24 au FM et 2 chargeurs de 5 pour mon fusil. Nous n’aurions pu tenir bien longtemps.
L’on nous rassemble dans un collège de jeunes filles et nous déposons nos armes « au château » de la brasserie. Nous les avions rendues inutilisables : les culasses jetées dans le canal ou dans les W.C. dans la cour du « château » une tombe d’officier est entourée de bouteilles fichées en terre, une croix en planches est surmontée d’un képi (cet officier s’était donner la mort plutôt que de se rendre m’a ton dit) quelques hommes pleuraient, devant cette tombe, rendant un dernier hommage à celui qui fut leur chef à la tête du 40ème RA. Nous étions aussi affectés qu’eux. Une immense peine m’étreint la gorge. Un sentiment de rage et d’impuissance s’empare de mon esprit. L’ennemi avait tant d’armement et nous si peu d’avions ! Malgré les sacrifices de nos chefs et de nos camarades, nos combats et nos peines, nous sommes vaincus !!
On nous rassemble en colonne le long d’une rue proche du canal. Des officiers allemands nous passent en revue, silencieux, hautains. Ils ordonnent à nos officiers de prendre la direction de LILLE. Sur la route, des religieuses nous tendent de l’eau. Depuis deux jours, je n’ai rien bu, rien mangé. J’en profite pour donner l’adresse de mes parents qui seront prévenus de mon sort par ces religieuses. Nous arrivons à LILLE où, sur la grande place, un bataillon allemand sous les ordres du général WAEGER, vient de rendre les honneurs à un détachement, en armes de combattant français, que nous suivons. Ce général allemand, le lendemain 2 juin 1940 fut relevé de son commandement et renvoyé chez lui, en disgrâce par Hitler.
Par HELLEMES, TOURNAI, nous commençons notre longue et pénible marche de prisonniers. A OBIGIES, les civils belges nous distribuent quelques nourritures. J ai le temps de faire une rapide toilette au petit ruisseau. Jusqu’au 9 juin 1940 nous gagnons RONS, RENAIX, LISSINES, SOIGNIES. Le 12 juin à NIVELLES nous embarquons dans des wagon à bestiaux : 60 hommes .après quelques arrêts ravitaillement, le 17 juin à deux heures du matin nous débarquons au stalag IIA de NEUBRANDENBURG, province du MECKLEMBOURG. Je suis le N°43470 par « chance » j’y retrouve Robert VANDENBOSCHE, René POLLEFORT, le sergent Gérard GUILBERT, le chef LAMBIN, prêtre, tous du 110ème RI et ensemble, nous nous apprêtons à vivre les jours sombres de la captivité.


Caporal Dartois Constant
1er bataillon 2ème Compagnie


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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 26 Nov 2010, 18:18

Et ben quel témoignage!
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Loïc
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 26 Nov 2010, 20:01

Oh oui, c'est superbe !

Et puis quelle belle écriture ! Smile
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110RI
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 26 Nov 2010, 20:04

voici les fiches des morts pour la france de ce recit

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?page=mpf3945_fiche&id_tnqc=136326&debut_resultats=&lang=fr

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?page=mpf3945_fiche&id_tnqc=45198&debut_resultats=&lang=fr

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?page=mpf3945_fiche&id_tnqc=190553&debut_resultats=&lang=fr

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?page=mpf3945_fiche&id_tnqc=177292&debut_resultats=70&lang=fr

c est tres emouvant et prenant je trouve
ca permet d aprocher leurs vecu

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Fabi1
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Lun 29 Nov 2010, 20:55

Merci beaucoup pour ces scans, c'est vraiment émouvant de lire ces souffrances, cette malheureuse impuissance. Un témoignage captivant.
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Lun 29 Nov 2010, 22:27

Voici une photo du commandant chuillet



a+ vincent


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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Jeu 16 Déc 2010, 21:09

merci beaucoup pour ce récit...
Poignant!
Celà m'interpelle de sentir toute cette pression qui entoure ce soldat durant la campagne, alors qu'il ne voit finalement que très peu l'ennemi...
Bombardement divers, marches forcées, colonnes déprimantes de réfugiés...Ce sont les ingrédients d'une baisse de moral certain!
J'imagine toute la haine qu'il pouvait avoir.... Honneur à veux qui se sont battus!!!!
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Jeu 16 Déc 2010, 21:23

Récit très intéressant en effet ! Il fallait y penser à l'époque pour consigner tout ceci par écrit alors qui pouvait croire que cela intéresserait quelqu'un à l'avenir...

Et de plus à une période de crainte pour soi, pour ses proches et où les instants de détente étaitent rares et où les hommes devaient plus se laisser aller à la sieste, la cigarette ou le quart de pinard !

Merci beaucoup pour tous ces scans fort intéressants et décrits minutieusement, avec les désignations exactes des unités !

Sincères amitiés...
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 04 Fév 2011, 16:58

bonjour a tous voici une photo de la section commandement du 1er bataillon DU 110 RI en 1939
avec en sont centre le commandant CHUILLET
Qui avec sont visage souriant etait loin de se douté de se qui l attendais



A+ VINCENT

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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 04 Fév 2011, 17:47

.


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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 04 Fév 2011, 18:52

Bonsoir à tous,

Merci beaucoup Vincent de nous avoir fait partager cet émouvant récit, d'une valeur inestimable d'un point de vue historique.

A+

Loïc
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 04 Fév 2011, 19:28

j aime mon régiment

et donc je ne manque pas de vous faire partager ce qu il a vécu

et j ai la chance d avoir ces documents

je vous en fait donc profiter

car les hommes qui ont fait ces heures de gloire sont dans ces lignes

ils ont écris ces récit et sont l histoire de notre régiment et je les félicitent donc pour cela.

pour moi ça fait 10 ans que je suis dans se

beau régiment

j y est écrit quelques page de sont histoire même si elle reste très discrète aujourd’hui

qui me dit que dans

Quelques années elles ne seront pas comme celle ci ?

Peut être que dans quelques année elles seront intéressante

Car j ai vu la fin d une armée d appeler et le début d une armée professionnel j ai vu la

première élection présidentielle en Afghanistan avec ces quiproquo j ai vue ces émeute en

cotes d ivoire et tans d autres chose qu il ne faut surtout pas minimiser

Enfin je m éloigne de notre sujet

et je m en excuse

a plus

Vincent

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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Sam 05 Fév 2011, 00:59

Soir Vincent et à tous

Suite à un achat sur CDM, j'ai eu des photos du Stalag II (et du XIID de mon père)

Je fais le tri et te les envois (celles du II pas du XII, même si je n'ai pas retrouver Papa), en espérant que tu retrouves des "gars du 110"

Amitiés

Patrice

Si oubli piqure de rappel hein !!
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Sam 05 Fév 2011, 09:30

merci patrice !!!!

a+ vincent

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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Mer 06 Avr 2011, 16:48

cela mériterais d'en faire un court métrage, je me porte volontaire , avec les autorisations bien sur je suis débordant d'idées pour ce genre de projet manque plus que les figurants........
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Mer 06 Avr 2011, 19:31

93eme RAM a écrit:
cela mériterais d'en faire un court métrage, je me porte volontaire, avec les autorisations bien sur je suis débordant d'idées pour ce genre de projet manque plus que les figurants........

je suis fana forcement

ayant la tenu du commandant Chuillet et quelques tenues ça mérite réflexions

a+ vincent

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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Mer 06 Avr 2011, 21:31

reprendre chaque jour du journal et en faire quelques épisodes, quel pied  on garde ça sous le coude alors mon commandant ? Smile
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MessageSujet: Re: recit du caporal DARTOIS    Ven 17 Fév 2017, 22:49

Wink

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