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 combats du 43e RIm sur l'escaut

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chris43fm
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MessageSujet: combats du 43e RIm sur l'escaut   Jeu 19 Nov 2009, 20:48

Salut tout le monde, je vous propose de suivre le parcours du 43e ri de Lille, le régiment des ch'tis, toujours présent à Lille et qui rend hommage tous les ans a ses anciens tombés lors d'une des plus sanglantes et dure bataille de la campagne de 1940.

La scène se situe dans la province française du hainaut, dans la région de SAINT AMAND LES EAUX, à quelques kilomètres de VALENCIENNES.

Le petit village de BRUILLE SAINT AMAND fait maintenant partie de l'histoire, de nombreux braves ont tenus tête à un ennemi supérieur en nombre et en matériel, durant plusieurs jour sans ravitaillement et repos.

ne les oublions pas.


Ce n'est qu'un fait d'arme parmi tant d'autre, l'armée française ne s'étant pas contenté de reculer du début a la fin de la campagne.


Voici donc, jour par jour, l'histoire de cette bataille, oubliée ou inconnue par la majorité, mais toujours commémorée par le régiment.



D'abords une carte des opérations




Après s’être battus en Belgique sur la Dyle, le 43 reçoit un ordre de repli derrière l'Escaut. Un bon tiers du régiment est hors de combat, principalement blessé.  La retraite s'effectue en bon ordre, avec armes munitions, équipements et véhicules, nous sommes loin de la débâcle.



JOURNÉE DU 19 MAI




En fin d’après midi, le colonel VEYRIER DU MUREAUD voit se rassembler autour de lui en quelques heures, au château de Beuvrages, la presque totalité des éléments valides du régiment.

Au pc de la 1er DIM, il reçoit des informations sur la mission qui vraisemblablement va maintenant incomber a la division: ce sera l'occupation d'un secteur défensif derrière la coupure de l'Escaut, dans la région Bruille saint Amand, odomez, Fresnes et Thiers.  Les ordres parviennent au PC de Beuvrage vers 22 heures. ils prescrivent la mise en route immédiate du régiment en vue de se trouver sur l’Escaut au Nord de la foret de Raismes, avant le lever du jour.


La nuit du 19 au 20 mai est donc une longue nuit de marche avec équipement  et armement, suivis par les véhicules blindés du régiment.

Dès le lendemain, le 43 sera sur les lieux d'un de ses plus glorieux faits d'armes....







LA PRISE DE CONTACT



20 MAI 1940


La journée du 20 mai est consacrée aux travaux d'organisation du terrain et à l’aménagement des casemates inachevées en obstruant les ouvertures par des sacs à terre et en y installant, par des moyens de fortune, l'armement organique (canon de 25 et mitrailleuses). L'ennemi ne se manifestera que par le survol de nombreux avions de reconnaissance. Cette journée laissera au régiment le temps de reprendre son souffle normal, avec des heures de repos et un ravitaillement suffisant.








                                                                                                                 

                                                                                                             
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21 MAI 1940





Le 21 mai des reconnaissances effectuées dès les premières heures ont permis de constater que l'ennemi s'est avancé pendant la nuit et qu'il borde maintenant la rive nord de l'Escaut. un poste allemand a été repéré à l'entrée Nord du pont saute d'Hergnies qui n'est que partiellement détruit.



A 200m environ à l'est de ce pont, on signale la mise en chantier d'une passerelle que l'ennemi tente de construire. Cet objectif sera pris a partie par notre artillerie.



Un peu avant midi, l'artillerie ennemie commence à entrer en action. le bloc observatoire de la Tour du moulin et le bloc intermédiaire à sa gauche sont particulièrement visés, ainsi que le carrefour de la cote 18. Il y a plusieurs victimes parmi lesquelles l'adjudant chef VINCENT. le centre de Notre Dame au bois reçoit a son tour un severe bombardement. la journée du 21 mai est dans marquée par des tirs violents de l'artillerie ennemie sur tout le secteur du 43e qui visent toutes les organisations: blocs, tranchées, PC et entraînent des pertes sévères surtout sensibles au 3e Bataillon.











LE 22 MAI 1940





Aux premières heures de la matinée, les tirs d'artillerie ennemie reprennent plus denses et plus nombreux que la veille. Dans l’après midi, un obus pénètre par un créneau dans le bloc de la foret, situé sur la ligne principale de résistance, provoque à l’intérieur un incendie qui entraine l’évacuation de l'ouvrage tenue par une équipe du 54e RIF. Cet équipage ne peut se maintenir à proximité du château et se replie vers Notre dame au Bois. Ainsi une redoutable brèche est créée dans le plan des feux de la ligne principale de résistance juste au point où l'ennemie semble vouloir mettre en œuvre ses moyens de franchissement de l'Escaut.

Un combattant de la 2e Compagnie a noté:


Le petit jour nous surprend, nous venons juste d'installer une porte de ferme sur notre trou (2m de long, 1m de haut, 1m de large et 10 cm de flotte, on y est bien quand même)

A peine le jour à t'il faut son apparition que l'artillerie redouble. A 8 heures, ce sera les mortiers ou minnen. Notre emplacement est dans l'axe d'une route à un tournant: une cible magnifique! Qu'est ce que nous avons dégusté, c'était à en devenir fou.

La ferme près de notre trou est trouée d'obus partout et ca tombe de plus en plus. Je décide le repli au bloc pour rendre compte. Sous les obus, alors que la terre vole ainsi que les éclats, atteignons le bloc La TOUR où se trouve le PC de la compagnie, le lieutenant Lavoine.

Nous restons au bloc. A 20heures une section part prendre position face au pont (D'Hergnies)


Le bloc est pilonné et tremble; on a l'impression de sécurité. Nous serons détrompés par la suite mais pour nous, si on tient compte de où nous venons, c'est le paradis.







23 MAI 1940



Des éléments ennemis ont passé l’Escaut vers le pont d'hergnies, dans la nuit, et se sont avancés jusqu'au carrefour 18 où ils se sont heurtés aux feux du point d'appui qui y était installé. L'ennemi semble ainsi viser NOTRE DAME AU BOIS.

Une contre attaque menée pour reprendre l'ouvrage de la foret échoue. De son coté, l'ennemi réagit en tentant d'enlever la cote 18 mais n'y parvient pas.

Il s'acharne alors sur la TOUR DU MOULIN qui est la clef de voute de toute la ligne des soutiens qu'elle commande d'est en ouest alors qu'elle bloque les lisières ouest du centre de résistance de NOTRE DAME AU BOIS. Le martellement de cet ouvrage ne cessera plus alors ni jour ni nuit. La journée s’achève ainsi, sans que l'ennemi, qui a pu faire franchir l’Escaut à des éléments légers, n'ait pu aborder les lisières de NOTRE DAME AU BOIS. Il n'est nulle part au contact de la ligne des soutiens.






24 MAI 1940



Des événements importants marquent cette journée: la perte du carrefour 18 et l’échec des deux contre attaque menées d'obard à l’échelon de la 2e compagnie, puis à l’échelon du bataillon pour le reprendre. Dans l’après midi, l'ennemi se rend maitre d'Odomez à notre droite. il débouche maintenant sur le flanc droit du point d'appui central, commandé par le lieutenant LEBLON qui riposte énergiquement et tente notamment de prendre sous des coups de mortier de 60mm les éléments qui, par le fossé anti chars, menacent de plus en plus sa droite. vers 16h, les munitions s’épuisent, l'ennemi se rapproche, le cercle est maintenant fermé. Le lt LEBLON n'est plus en mesure de continuer la lutte ni d'enfoncer les forces très supérieures en nombre qui l'enserrent de tout coté.


il se souvient:

l'attaque allemande m'arrive par la droite. Le poste que j'ai par là se replie, fusil mitrailleur enrayé. Les allemands suivent aux cris de "vorwärts". Des voltigeurs sont grenadés dans leur tranché et c'est alors le corps à corps et la mêlée sauvage. Quelques assaillants réussissent à se sauver poursuivis par nos tirs vers la voie ferrée d’où part aussitôt une fusillade nourrie. Avec un sous lieutenant qui tient le tube, je lance mes  quatre derniers obus de 60mm. On nous tire dessus de partout, c'est le massacre. Nous ripostons jusqu’à l'épuisement des munitions et, la rage au cœur, pour sauver ceux qui restent d'une mort inutile, je mets mon mouchoir au bout d'un fusil.  



le sous lieutenant DANZIN raconte:

Vers 10 heures, je reçoit l'ordre du capitaine d'établir une bretelle au sud-est du village car les allemands ont passé l'Escaut et attaquent la ligne des soutiens. Après avoir pris liaison avec HUBERT qui est dans les marais de la rive sud du fleuve, j'engage mes groupes vers une position non reconnue. A peine ai-je débouché en tête, avec de l'eau jusqu’à la ceinture, que les tirs d'infanterie et d'artillerie ennemi se déclenchent. Deux morts, cinq blessés en quelques secondes.


Un combattant de la 2e compagnie écrit:

Sommes dans nos trous à nos FM; nous sommes à 30, avons avec nous 7 FM. Jusque 5h rien a signaler. Aussi, devant le calme, nous décidons de nous reposer dans une cave voisine, chacun son tour. Je pars me reposer avec MAURICE et DENDUYER. Nous ne l'avions pas volé car depuis le 10 mai, n'avons pas dormi 20 heures. C’était malheureusement pour une autre fois.

A 5h20, alerte! Les allemands attaquent par brouillard fumigène; des bruits nous paraissent suspects, on ouvre le feu. Des cris nous répondent. Ils sont la. Avons tenu jusque 8h30 à 30; il sont un bataillon. Impossible de décrire se combat, ça craque, ça siffle partout. Les allemands avancent par colonne par un avec un grand courage ou quoi? Les leurs tombent, ils continuent. La route nous sépare et ça n'est que lorsque deux mitrailleuses ont pris nos trous d'enfilade que nous dégagerons.

Sur l'intervalle, je vais rendre compte au lieutenant SEX et à l'adjudant; les obus s'abattent sur nous, on se réfugie dans la cave, l'escalier s’écroule sur nous; on se replie à 8h30 en tirant direction bloc de la Tour par le fossé antichar. Arrivons au bloc vers 10h. Mon ami HAYOIT, lequel nous avait rejoins arrive comme un mort; je le croyait touché, heureusement il n'en est rien.

A 11h, il y a une contre attaque, c'est terrible. Les blessés s'accumulent, on tire partout. Sur un groupe de 12 hommes de notre section, le sergent FAUST, seul, revient touché lui même.

Les blessés arrivent de plus en plus au bloc, noté en vrac: GAUTHIER, GEDROJICK, TAQUOEN, NIBLEN, le lieutenant POTTIER, ....

Cette contre attaque nous aura donné du repis. A 13h, un pilonnage formidable s'abat sur le bloc. il tremble de partout et commence a s'effriter.

A gauche du point d'appui de droite du quartier de HAUTERIVE, bien que largement débordé par l'avance ennemie, ne cède aucun terrain et, tandis qu'il résiste victorieusement à l'attaque frontale, le sous lieutenant HUBER, tout jeune Saint Cyrien, fait fort opportunément faire face à l'est à sa section. Puis, debout, avec une crânerie qui électrise ses homme, il dirige sur le flanc  de l'ennemi un feu que prolongent les trois sections placées en bretelle pour couvrir la droite du quartier. Quelques instants plus tard, vers 19h, ce vaillant officier, négligeant de s'abriter  des coups de l'ennemi, paiera de sa vie son geste trop téméraire. Il tombera à la manière de tant d'anciens de son école, foudroyé par un tir de mitrailleuse au milieu de ses hommes, mais ceux-ci puiseront dans l'exemple de son sacrifice l'élan qui leur permettra peu après de bousculer l'ennemi.

Au soir du 24 mai, la liaison avec le régiment de droite, le 110e RI est perdue.






25 MAI 1940




C'est à gauche, sur le centre de résistance d'HAUTERIVE, que l'attaque va se manifester. Elle se heurte à une résistance acharnée de nos éléments soutenus par des tirs d'artillerie très efficaces et l'ennemi est partout rejeté. il attaque alors en force sur l'axe HERGNIES-bloc sud de Bruille sur un front de plus d'un kilomètre. Il est contenu à gauche par le centre de résistance d'HAUTERIVE mais progresse de quelques centaines de mètres dans l'intervalle qui sépare les 2e et 3e bataillons. Finalement, il est stoppé devant la ligne des soutiens à l'est d'HAUTERIVE. Une contre attaque menée par des éléments du 2e bataillon refoule l'ennemi et dégage la ligne des soutiens et le bloc de la Tour. Le PC du régiment quitte la ferme des Rosières pour CUBRAY.

Sur cette journée, le caporal chef ARTIGES écrit:

Depuis ce matin, les allemands attaquent sur tout notre front, depuis la gauche du long buhot jusqu’à NOTRE DAMME AU BOIS (bloc de la tour). A plusieurs reprises, ils ont réussi ,non sans pertes, à aborder la ligne principale de résistance et chaque fois, ils ont été rejetés sur la rive de l'Escaut. Mais leur aviation et leur artillerie ont mis le feu aux villages de BRUILLE et du LONG BUHOT ainsi qu'a plusieurs endroit de la foret de RAISMES où se camouflent les trains régimentaires.

Devant les II et III/43 l'ennemi a été tenu en échec sauf, hélas, à la jonction de ces deux bataillons où d'importantes infiltrations sont à craindre. Sur notre droite, un barrage du 15e RAD et les tirs vigoureux de nos copains du III/43 ont cloué au sol une attaque en force.

devant nous, il y a une heure à peine, l'assaut d'une importante fraction ennemie a encore été repoussé par deux sections de la 3e compagnie, formée avec des éléments du II/43 (commandant MONNIER) contre attaquait les allemands les plus avancés, les obligeant ainsi à reculer toute leur ligne d'attaque.










26 MAI 1940



Des canonnades et fusillades durent la nuit sur tout le front. A 5 heures, un très violent bombardement prélude à une attaque lancée en  terrain découvert en vue de déborder NOTRE DAME AU BOIS vers l'est, à la soudure entre les deux régiments: le 43 et le 110. Devant le front, l'attaque de la veille se renouvelle sur le même axe Pont d'HERGNIES-COTE 18lisieres ouest de NOTRE DAME AU BOIS à la limite des deux centres de résistance. L'attaque est d'abord contenue, mais l'ennemi progresse dans l'intervalle qui sépare les deux quartiers.

A HAUTERIVE, l'ennemi tente de faire tomber le quartier par la manœuvre, parallèlement à l'action dirigée sur NOTRE DAME AU BOIS. Au centre, les progrès réalisés par l'ennemi sont stoppés grâce au feu du bloc de la Tour et au tir des troupes d'intervalles.



Le caporal chef ARTIGES témoigne:


Le ss-lieutenant DANZIN inspecte paisiblement la plaine, à peine abrité par une pile de plaques de ciment. J'admire son calme: c'est à peine s'il baisse la tête lorsqu'il entend un sifflement plus proche. "Tirez dans le bois! Visez bas, ILS sont la!" hurle t'il soudain. Chacun se précipite au parapet, coude à coude, tiraillant avec  moins de peur des obus et des shrapnells. On épaule...on tire, on recharge, tout cela automatiquement, l'esprit occupé par la seule crainte de l'attaque.

je vois distinctement les fantassins allemands qui progressent d'arbre en arbre. Après le tir de notre FM, ils se planquent. Nous n'en voyons plus. "Ménagez vos munitions! ne tirez plus!". nous restons tous aux aguets, mais bientôt la prudence nous commande de ne laisser que quelques guetteurs, car les obus labourent de plus en plus le terrain autour de nous. Accroupis dans les boyaux, nous attendons anxieusement l'orage de feu tout comme il y a deux jours seulement, nous l'attendions dans le point d'appui de mon ancienne section décimée.

Le bombardement devient plus intense et vers 10h30, l'attaque reprend sur tout le front, sous la violence de l'assaut, quelques éléments sont contraints au repli. On voit des balles traceuses et les canons speciaux s'acharner sur les embrasures des blocs. Les pertes sont lourdes tant à l’intérieur qu'a l’extérieur des ouvrages. Le bloc HAUTERIVE est abordé, un combat acharné s'engage, l'adjudant chef DELCLEVE tombe, mortellement atteint, puis le buridant est est a son tour le théâtre d'une résistance acharnée mais il offre aux défenseurs une protection illusoire qui cause leur perte. il est perforé par des obus qui éclatent à l’intérieur, nombre d'hommes sont mortellement atteints. L’ennemi est parvenu à encercler complétement le bloc de HAUTERIVE dont les derniers occupants sont contraints de se rendre

A NOTRE DAME AU BOIS, le bloc granit tient toujours, bien qu'une douzaine d'obus aient pénétrés à l’intérieur en détruisant 2 FM et tué leur servants. Ce bloc sera neutralisé après une héroïque résistance menée de l’intérieur et de l’extérieur.

La situation est critique. L'ennemi s'infiltre dans les maisons par la route venant de la foret. Cependant l'on tient sur la voie ferrée mais les allemands sont maitres d'HAUTERIVE et il faudrait peut de chose pour qu'il prennent NOTRE DAME AU BOIS. Le bloc de la tour est presque annihilé par la violence des concentrations dirigées sur lui et la position du bloc intermédiaire n'est pas meilleure. Tous les deux sont pris sous une avalanche d'obus de de balle.

L'ordre de repli est donné à 12h15. Le 3e bataillon peut le réaliser au profit de pertes légères. La ligne d’arrêt est installée au bord de la foret de RAISMES, elle est appuyée par la casemate Rosiere, absolument intacte et parfaitement armée et protégée.


A 22h 30, le régiment, se repli en direction de SAINT AMAND vers LILLE.

Sur la route, les pensées des survivants se fixent intensément sur tous ceux qu'ils laissent de l'autre coté de la Scarpe, frappés  à leur poste de combat, ensevelis sous les bombardement ou agonisant dans leurs blocs encerclés. Gradés ou soldats, ils ont payé de leur vie l'accomplissement soit d'actes sublimes, soit d'obscurs devoirs.


Les pertes ont été sévères et le 43e ne compte guère plus qu'un peu plus du tiers de ses effectifs du 10 mai, le déficit en armes collectives étant devenu catastrophique.


231 braves sont tombés sur le territoire de Bruille-Odomez.

un de ces combattants de 1940 tire cette conclusion:

les jeunes du 43 ont le droit de savoir comment se sont conduits leurs anciens de 1940. De l'avis des commandants de compagnies et des chefs de section qui ont vécu avec eux et qui sont encore en vie, ils ont été magnifique.

Et pourtant, en partant pour la BELGIQUE c'était des "bleus". ils étaient trop jeunes pour avoir connus la guerre précédent. Jamais au cours de la "drôle de guerre", ils n'étaient allés en lign.

Mais d'abord, ils savaient s'enterrer et ils ont très vite compris la valeur d'un trou. il n'y eut donc que très peu de pertes par les Stukas et l'artillerie les jours, pendant le repli, ils les ont refaits pour se battre, décrocher et recommencer ailleurs le lendemain.

Le replis, ils l'ont fait de bout en bout, à pied, matériel et munitions sur le dos. Même les mitrailleuses sont revenues à dos d'homme, sans ravitaillement.

Quand au combat, c'est la rage au ventre qu'il actionnaient leurs armes. combien de tireurs ont été abattus, à leur pièce, mais remplacés immédiatement et spontanément par un autre!


OUI C'ETAIT DES HOMMES


Dernière édition par chris59fm le Ven 20 Nov 2009, 11:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Ven 20 Nov 2009, 11:46

Très intéressant :D merci de nous l'avoir fait partager. Honneur aux ch'ti du 43e RI.

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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Ven 20 Nov 2009, 11:56

Salut, j'ai completé le post avec les trois dernieres journées de combat Smile
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Simon
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Ven 20 Nov 2009, 18:02

Très intéressant en effet. Je ne savais pas ce que c'était cette "grosse tour" jusqu'au jour d'aujourd'hui !
Merci. Honneur à Eux.

Simon.
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Ven 20 Nov 2009, 18:32

Je viens de lire la suite, le sang froid de certains officiers me pousse à l'admiration, certains l'ont payé de leur vie, quant au sacrifice de leurs hommes, il me laisse sans voix.

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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Sam 21 Nov 2009, 00:26

Bonsoir à tous

Je viens de lire et relire ce "poignant" récit

On reste sans voix devant le courage de ces hommes et de leurs officiers, tous soudés pour défendre leur Pays

Hommage à eux et merci pour ce récit qui témoigne une fois de plus de l'admirable résistance de l'Armée Française en 40, et réduit à néant ceux (politiques et médiocres officiers généraux) qui ont osé faire porter le poids de la défaite aux soldats, les seuls et vrais combattants de cette guerre qui pour beaucoup partirent en captivité, à cause de l'incapacité du haut état major à "boucler corectement" le point faible des Ardennes et de Sedan !

Gloire à ces valheureux (encore aujourd'hui non reconnus par la "Patrie")

Patrice
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Mar 14 Fév 2012, 14:38

Bonjour,

Passionnant ce récit d'autant que ça s'est passé par chez moi

En copiant/collant ce lien (je ne peux pas poster de lien car nouveau membre) , vous pourrez voir des photos des casemates et autres fortins cités :

lignemaginot.com/ligne/sf-escaut/index.htm#ac
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Sam 24 Mar 2012, 13:17

bonjour à tous il y a déjà quelques temps que j'avais vus ce post et je retombe aujourd’hui dessus, ce qui m'a rappeler que le 1er RI et bien entendu le 43 RI, ainsi que le 110 RI ont participé ensemble à une cérémonie du souvenir en 2004 je vous présente quelque photos de cette commémoration
























































































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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Sam 24 Mar 2012, 16:34

Merci beaucoup pour ces photos 110RI
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MessageSujet: bataille de l'Escaut   Mar 22 Déc 2015, 17:40

Bonjour,
Je viens de retrouver des documenst d'époque le "carnet de santé Français en Grande Bretagne" en autres, où il est notifié que mon père, soldat du 43ème RI de Lille avait été blessé par balle de mitraillette le 24 mai 1940 à Notre Dame au bois et évacué en Angleterre via le Port de Zuydcootele 26 mai 1940. Il m'avait toujours dit qu'il avait été blessé à Bruille Saint Amand ? peut-être s'est -il trompé ? Il y avait deux personnes dont il parlait souvent il s'agit un gradé lieutenant.... (pas sûr) LEBLOND et un soldat de nationalité belge (je crois) GRADELEY si quelqu'un peut me donner plus de renseignements sur ce fait de guerre et sur ces personnes, j'en serai reconnaissant. J'ai vu qu'il y avait un musée à côté de Valenciennes qui retrace cette période je m'y rendrais au printemps prochain.
merci
Gérard ADÉLAÏDE
0603720577
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Mar 22 Déc 2015, 18:59

Bonjour Gérard, les villages sont mitoyens et intimement liés, j'entends par là que même aujourd'hui il est possible de ne pas savoir précisément ou l'on se trouve
Ceci doit expliquer cela

Ravi d'avoir des nouvelles d'un des héros de l'époque, n'hésitez surtout pas à nous donner des nouvelles :D
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   Mar 22 Déc 2015, 19:43

Bonsoir,
Suite à mon premier message je suis disposé à vous adresser un scanner des documents que je détiens. Je souhaite avoir d'autres informations sur cet épisode de la seconde guerre mondiale. D'après un professeur spécialiste de la seconde guerre mondiale Notre Dame au Bois serait un hameau de Bruille Saint Amand ? peut-être que l'explication vient de là? Merci pour votre implication et votre aide précieuse
à vous lire
Gérard ADÉLAÏDE
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MessageSujet: Re: combats du 43e RIm sur l'escaut   

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