Militaria1940
Bienvenue sur le forum Militaria1940, consacré au Militaria Français de 1940 !
Avant tout message, pensez à vous présenter dans la partie "Présentez-vous" !
Militaria1940
Bienvenue sur le forum Militaria1940, consacré au Militaria Français de 1940 !
Avant tout message, pensez à vous présenter dans la partie "Présentez-vous" !

Militaria1940

Forum consacré à l'uniformologie et l'Histoire de l'armée Française de 1939/40
 
AccueilDernières imagesS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment :
Promo Nike : -25% pour 2 articles achetés
Voir le deal

 

 Chantiers de Jeunesse

Aller en bas 
2 participants
AuteurMessage
Gillou'
Lieutenant
Lieutenant
Gillou'


Messages : 628
Date d'inscription : 11/05/2009
Localisation : Dans mon trou, avec le FM en position.

Chantiers de Jeunesse Empty
MessageSujet: Chantiers de Jeunesse   Chantiers de Jeunesse I_icon_minitimeDim 05 Juil 2009, 22:31

Les chantiers de Jeunesse


L'armistice du 22 juin 1940 ayant supprimé le service militaire obligatoire, les chantiers de jeunesse furent créés comme une sorte de substitut le 30 juillet 1940. Les jeunes hommes de la zone libre et de l'Afrique du Nord française en âge (20 ans) d'accomplir leurs obligations militaires y étaient incorporés pour un stage de six mois. Ils vivaient en camps près de la nature, à la manière du scoutisme, mais avec le volontariat en moins, et accomplissaient des travaux d'intérêt général, notamment forestiers, dans une ambiance militaire. Ils étaient encadrés par des officiers d'active et de réserve, ainsi que par des aspirants formés pendant la guerre de 1939-1940. A partir de 1941 l'obligation des chantiers de jeunesse est étendue à tous les français de zone libre devant accomplir leurs obligations militaires pour 8 mois.

Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil, les chantiers de jeunesse étaient une institution ambiguë. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le Régime de Vichy. Les Chantiers, initialement ouverts aux chefs et aux jeunes juifs français, leur furent d'abord interdits en Afrique du Nord, à la demande du colonel Van-Ecke, commissaire régional, soutenu par le général de La Porte du Theil. Puis l'année suivante (1942) le même général obtint que cette exclusion soit étendue aussi à la métropole. Le culte de la hiérarchie et de la discipline passait notamment par l'importance donnée à tous niveaux au Chef. La vénération du Maréchal Pétain imprégnait profondément les cadres. Alors que le régime exaltait le retour à la terre et le provincialisme, la vie en groupements dans les bois pouvait aussi se lire comme une réaction contre la ville industrielle et corruptrice, foyer de l'individualisme et de la lutte des classes. Par ailleurs, aucune "politique" n'était toléré dans les chantiers. Ce qui signifiait l'interdiction de la propagande des partis collaborationnistes et bien sûr des organisations de Résistance, mais aussi l'absence de radios, de débats et autres moyens de communication qui même censurés, auraient permis aux jeunes de suivre l'évolution de la guerre et de la politique du régime, et de se faire une opinion personnelle.




Afin de ne pas apparaître aux yeux de l'occupant comme une organisation militaire, les Chantiers étaient placés sous la tutelle du secrétariat d'État à l'Éducation nationale et à la jeunesse.

À l'arrestation de La Porte du Theil, ils passent sous le contrôle du ministre du Travail et de la Production Industrielle, le technocrate Jean Bichelonne, un ultracollaborationniste responsable de la mise en œuvre du Service du travail obligatoire. Ce changement accentue leur transformation en un vivier de main-d'œuvre au service de l'occupant, en France comme en Allemagne.

Le commissariat général, basé à Châtelguyon, coordonnait les commissariats régionaux :

Alpes-Jura
Auvergne
Languedoc
Pyrénées-Gascogne
Provence
Afrique du Nord
Chaque commissariat régional supervisait une école de cadres et 8 à 10 groupements, assimilables à des régiments, de 1500 à 2200 hommes. Chaque groupement était divisé en 6 à 12 groupes, assimilables à des compagnies, de 150 à 200 hommes. Les groupes étaient divisés en équipes.

Deux organisations similaires ont également existé :

Jeunesse et montagne, encadrée par des officiers de l'armée de l'air,
Chantiers de jeunesse de la marine, encadrés par des officiers de la marine nationale.
On estime le nombre de personnes passées par les Chantiers entre 300 000 et 500 000. Début 1943, ils devaient disposer d'un effectif permanent de quelque 30.000 jeunes. On a pu estimer à 16.000 le nombre de jeunes des Chantiers envoyés directement au STO depuis leur groupement.


---

Chantiers de Jeunesse Petain_compagnons


Chantiers de Jeunesse 5
]

source : -Wikipédia

photo :motstocsin.autonomie.org , chantiers-de-jeunesse.org
Revenir en haut Aller en bas
Biffin75
Caporal
Caporal
Biffin75


Messages : 208
Date d'inscription : 20/04/2009
Age : 34
Localisation : Paris

Chantiers de Jeunesse Empty
MessageSujet: Re: Chantiers de Jeunesse   Chantiers de Jeunesse I_icon_minitimeDim 05 Juil 2009, 22:44

Chantiers de Jeunesse Chanti10
Revenir en haut Aller en bas
http://leslufteaux.com/
 
Chantiers de Jeunesse
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un nouveau Forum Chantiers de la Jeunesse et Jeunesse & Montagne
» LES CHANTIERS DE LA JEUNESSE GROUPE 19 MEYRUES aux ROCHERS des VIERGES -34700
» Trousse à couture chantier de jeunesse
» Trouvaille du jour sac de chantier de jeunesse + boussole modele 1922 , sous vetement en peau fourrer modèle 1938

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Militaria1940 :: campagne de France :: Histoire : La campagne de France 1939/40 / History : The Campaign of 1939/40-
Sauter vers: