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Cycliste frontière
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MessageSujet: présentation   Mar 15 Nov 2011, 17:15

Je me présente (Cycliste frontière) Born Alain j'habite en Belgique, plus précisément près de la frontières Allemande, c'est pour cela que je me suis intéresser a l'unité qui fut crée en 1934 de Cycliste frontière le long de la frontière allemande sauf en ardenne qui sous la responsabilité des chasseur ardennais, et comme dans mon village de Hombourg il y avais une casernne j'ai fait des recherche de cette que était le Le Premier Régiment Cycliste Frontière, leur fonction était de 1) Surveillance et renseignements aux frontières2) Exécution de destruction de différant objectif, je serais heureux de me joindre à vous parceque je trouve que la majoriter des personnes on tendance a les oublier et en plus réprésenter comme des couillons, mais quand on creuse un peut on remarque très vite que ceux de 40 était équipier d'arme d'une autre génération et qu'il avait peut de chance contre une armée moderne alors que faire essayer sauver leur peau en tout cas c'est comme cela que je voie malgré tout il faut du courage pour se défendre, maintenant je sais pas ce qui est vos activiter qui est tournée plus vers la France
Amicalement
CyFr

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Ludo57
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MessageSujet: Re: présentation   Mar 15 Nov 2011, 17:41

Bienvenue !!!
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Lamiral
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MessageSujet: Re: présentation   Mar 15 Nov 2011, 18:00

Bienvenue, je ne connaissais pas ces unités de cyclistes frontière, n'hésite pas à nous en dire plus à ce sujet.

_________________
Matthieu

"l'Armée de Cherbourg ne s'est pas rendue. Elle a cessé la résistance quand elle est devenue inutile" CV Pérot pour le Général Goudouneix.
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Cycliste frontière
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MessageSujet: Cycliste frontière   Mar 15 Nov 2011, 19:22

Les Cyclistes Frontières veillent
Début 1934, le gouvernement belge adopte le projet de création d'unité spéciales au sein de l'armée belge. En raison de leur mission spécifique, ces troupes légère porte le nom de CYCLISTE FRONTIERE. (et non < frontaliers > ou < frontières> au pluriel comme certains le qualifient encore parfois érronnément).
Le projet prévoit également que ces unités soient constituées de volontaire. C'est une première pour l'armée belge.
Enfin, le projet de tenue est franchement inspiré du bleu foncé des chasseurs alpins français. Il n'en restera pas au bétret bleu roi, flanqué de la roue cycliste que vous retrouvé également sur la breloque.
Les compagnies CyF formées sont de type indépendante. Elles renforcent les unités en places dans les provinces du Limbourg, Liège, et du Luxembourg.
En 1936, le système de volontariat est supprimés car on estimé trop cher, pas vraiment le choix ces volontaires: c'est le départ immédiat sans indemnité ou un traitement raboté de 20/100 .
le 1 octobre 1937, les compagnies indépendantes sont absorbées par les unités qui les administrent, sauf en province de Liège, où les CyF sont organisés en véritable unité d'infanterie légère.
Ceci explique pourquoi les divers unités sont aussitôt stationnées dans les garnissions proche de la frontières allemande : Visée, Henri-Chapelle, Hombourg, Eupen, Liège et Verviers.
Il existe tout d’abord trois bataillons: celui de Visée, à deux compagnies, celui de Verviers, à quatre compagnies (Hombourg, Henri-Chapelle, Verviers, Malmédy), celui de Liège à trois compagnies. Le 1er octobre 1937, les trois bataillons, jusqu’e là indépendants, deviennent respectivement les III ème, I ième, et IV ème bataillons du Régiment Cyclistes Frontières (RCyFr) dont l’Etat-Major et une compagnie se constituent à Liège, et dont le 1er bataillon est formé le 1er avril 1938.
Sa mission se situe à surveiller la frontière et des programmes de destructions et lancier les signaux d’alerte, le 15 mars 1940, la crainte d’un conflit mondial provoque le renforcement militaire sur la frontière par le dédoublement du CyFr
En 1940, à Hombourg est occupé par le 1er compagnie (Cdt Bonjean) du 1er bataillon (Maj van Cauteren) du 1er Régiment de Cyclistes Frontière (Col Jacques) , officier de garde de Hombourg ( caserne) était ; slt Lannaye (del’EM/I/2éme RCyFr).
Le 10 mai 1940 la guerre éclate. Toutes les missions en charge des CyFr sont exécutées. Les unités se replient au-delà de la Meuse. On enregistre les premières pertes.
C’est le repli, en vélo, a pied parfois en quittant le pays d’Aubel, en se faufilant entre haie et pâtures de cette région herbagère, en ralliant le 1er point de ralliement Merckof, cependant le colonel Jacques, commandant le 1er RCyFr écrit toutes les destructions on sauté. Dès ce moment le 1er RCyFr eût du, conformément aux ordres donnés en temps de paix, retraiter…mais le commandant du III éme corps ordonna de défendre jusqu’à nouvelle ordre la position de couverture. Cela permis à l’ennemi de prendre contact à Remersdael et à la gare de Montzen. Cette situation ne se prolongea pas longtemps, car le commandant du III ème corps ordonna peu après le repli de la position d’accueil , que me parvient, du commandant du III ème corps, l’ordre d’abandonner celle-ci . Il n’y eut sur cette position aucun contact avec l’ennemi
A la 1er compagnie (Hombourg) le caporal Geury fut tué à sa mitrailleuse à Middelhof. Au point d’appui la sablière (ouest de la gare de Montzen), le peloton de mitrailleuse lourd du sous lieutenant Mottet de la (7ème compagnie en renfort de la 1er) se laisse surprendre par l’ennemi. Voici qu’écrit de cette affaire le Lieutenant Hagen commandant de la 7ème compagnie
Avant d’arriver à Julémont, je rencontre le sous lieutenant Mottet avec quelque homme a pied a sa demande je lui donne les vélos restants. Il a perdu une grosse partie de sont peloton dans l’accrochage avec les Allemands à Montzen…. Surpris à la sablière par les Allemands il n’a pa s eu le temps de rassembler quelques motocyclistes et quelques hommes et de se replier sous la protection d’un T 13. Ces 2 sergents et les 4 pièces et ceux des hommes qui n’était de garde sont manquant blessé ?, tué ?, prisonnier ? Sans cesse il revient affaire les Allemands parais t’il traverser les voies du chemin de fer derrière les civile qui évacuaient le point d’appui a été tout a coup entouré par l’ennemis il n’a pas eu le temps de ce mettre en état de défense.
Le décrochage des positions s’effectue malgré des contacts sérieux à la position de la gare de Montzen et au pont de Birken, ou les positions de Mi et les T 13 interviennent efficacement… les unités du 1er RCyFr devaient se regrouper à Liers en réserve du III ème Corps.
La 1er compagnie qui devaient fonctionner sur l’axe Hombourg-Aubel-Julémont-Barchon, le seul renseignement trouver est une réflexion du Sous Lieutenant Coppejans, arriver sur la crête de Clermont : « j’observe la crête de Merckof dans le but d’y retrouver RO de la compagnie de Hombourg ».
Les unités du 1er RCyFr devaient se regrouper à Liers.
Le Sous Lieutenant Coppejans rejoint la 1 RCyFr vers 20 heures, considérant que ca mission fut terminée.
Le 11 mai 1940, à Liers les Cy Fr subiront l’attaque de l’ennemi décrit comme une bataille de Liers fut en réalité un massacre voici le récit
Dans les recherche j’ai retrouver un témoignage du sergent Loosveldt Esrnest, Louis, Ghislian, étant Sergent motocycliste au Peloton d’éclaireur au Régiment du 1er Ligne, j’avais été verser au Cycliste Frontières (Hombourg) au cours de la mobilisation ; avec quelques hommes, en venant de Liers j’ai reçu l’ordre de me rendre à Tongres en avant grade. Entre Liège et Tongres à Freeren j’ai été capturé ainsi qu’une douzaine de CyFr, par trois auto blindées Allemande qui nous a désarmés, et puis nous alligner contre un pignon d’une maison. A ce moment là le chef ennemis donna l’ordre à une auto blindée de tiré sour nous. Je fus blessé par une balle de mitrailleuse à la cuisse gauche tandis que plusieurs compagnons étaient, tué ou grièvement blessés et que le Sergent Spruck s’en tire sans une blessure. Nous fimes le mort et peut après que les trois blindés se repliaient sur Tongres.
Le Lieutenant Caprasse qui avait assisté de loin au massacre arriva en sidecar, me pris et me transporta a la Clinique d’Andenne.

Le 11 mai 1940, le 1er régiment Cyclistes Frontière a subi l'assaut des Allemands depuis le milieu de la nuit du 9 au 10. Partout les destructions ont sauté et l’alerte a été donnée au prix de la vie de plusieurs de nos soldats.
A l’extrême frontière du pays, ce sont eux qui ont reçu les premiers coups, mais ils se sont âprement défendus en accomplissant leur devoir.
Les unités du 1er régiment se replient en bon ordre, recueillent leurs hommes et leur matériel et, selon les prescriptions, gagnent lentement la rive gauche de la Meuse pour se reformer sur les hauteurs qui surplombent Liège.
Malgré les heures terribles qui viennent de se passer, malgré celles qui s'annoncent, malgré les terribles souvenirs qu’a laissés pour beaucoup d'entre eux l'invasion de 14, de nombreux Liégeois qui ont préféré rester dans leurs murs sont égrenés le long des rues et des places que traversent nos hommes. Les acclamations et les remercîments ne sont pas ménagés, mais dans le regard de tous, civils et militaires, on lit la même angoisse, les mêmes effrois devant les jours qui vont suivre.
Les Cyclistes gravissent péniblement les longues rues qui montent vers les hauteurs de Vottem, vers cette route de Hesbaye qui pénètre dans l’intérieur du pays et qu’il faut, à tout prix, barrer à l’ennemi.
Les ordres prescrivent au 1er régiment de rejoindre Liers, Houtain Saint-Siméon et les villages environnants.
On voit défiler la 6e Cie qui arrive d’Eupen et la 5e qui vient de Malmédy.

Le décrochage n'a pas été tout seul, la 6e y a perdu son arrière garde et les hommes assurent qu’à leur départ des garnisons de la frontière, ils ont été salués par des coups de feu.
La 4e, celle de Verviers, après avoir suivi toute la vallée de la Vesdre, est arrivée à Juprelle à 11h30 le 11 mai. Elle y est rejointe par la 3e Cie de Welkenraedt. La 2e d’Henri-Chapelle et la 1re de Hombourg sont à Villers St Siméon. Les T13 (8e Cie) et les mitrailleuses (7e Cie) ne sont pas loin.
On soigne quelques blessés, on casse la croûte et voilà qu'il est 11h30 et que certaines unités se mettent en route pour gagner d’autres cantonnements.

A ce moment, un bruit effrayant emplit le ciel, vingt à vingt cinq avions passent au ras des toits et mitraillent et bombardent, sèment la mort, la panique et la destruction dans tout ce qui bouge, dans tout ce qui respire au ras du sol. Un régiment d'artillerie est pris dans la tourmente.
En une seconde, c’est la dislocation des belles unités, chacun fuit vers le couvert le plus proche, aucun chef ne peut rien contre le massacre des êtres humains, des bêtes et la destruction du matériel. Le ciel est rempli de la fureur des ennemis et du déchaînement des moteurs ; c’est la fuite éperdue dans tous les sens, les arbres sont abattus, les maisons éventrées, les fils téléphoniques, les câbles à haute tension pendent le long des poteaux hachés de balles, les bombes lancent des cadavres dans les arbres et les pavés dans le ciel.
La tornade cessa brusquement. On se regarde, on se tâte, les gradés tentent de retrouver leurs hommes, les hommes tâchent de récupérer leur matériel et ne retrouvent que des ferrailles tordues qui furent des fusils et des bicyclettes, les camions éventrés entravent les déplacements.
On se compte, on s’appelle…et l’ennemi revient avec plus d’avions et recommence son cirque infernal. C'est à nouveau l’enfer ! L’air brassé par les éclatements est irrespirable. Puis cela cesse… Plus rien… Personne ne bouge, on n'entend que les cris des blessés. Puis cela recommence…
Et il en sera ainsi jusqu'au soir.

Quelques uns ont tenté de réagir par des tirs de mitrailleuses mais ils ne faisaient qu’attirer la foudre et ils gisent maintenant, le visage dans la boue, pauvres petits tas de chair humaine désormais sans vie.
Cet affreux carnage cessa à la nuit ; les Allemands avaient voulu écraser les troupes belges qui allaient empêcher leur pénétration en Hesbaye.

Il n’y a pas eu de bataille à LIERS, il n’y a eu qu’un immense assassinat.
La seul bataille engager ce sera sur la Lys; CyF se réorganisent.

Le lendemain, les deux régiments sont alignés en arrière garde sur le canal de Willebroek. Le contact avec l'ennemi est rude et meurtrier.

Le 17 mai 1940, les deux régiments se replient et sont regroupés à Beveren lez Roulers.

Le 19 mai 1940, avec le renfort de la VII unité d'appui des forts, ils sont réorganisés en une brigade CyF.(Bde CyF)

Le 22 mai 1940, la brigade est engagée sur la Lys, en deuxième rang de la III Division d'Infanterie.

Le 23 mai 1940, une Compagnie du 2 CyF monte en première ligne pour boucher un trou du dispositif.

Après une farouche résistance, celle-ci ne se rendra que toutes munitions épuisées en laissant 22 victimes sur le terrain, dont un officier. Les autres unités CyF sont également engagées dans des opérations d'appui et de contre attaques.

Puis vient la capitulation.


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Simon
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MessageSujet: Re: présentation   Mar 15 Nov 2011, 20:46

Bienvenue sur le forum !

Smile

Simon.

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tricaudl87
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MessageSujet: Re: présentation   Mer 16 Nov 2011, 05:02

bienvenue a toi cheers
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Ch@rdassin
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MessageSujet: Re: présentation   Mer 16 Nov 2011, 05:48

Bienvenue sur le forum!
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Loïc
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MessageSujet: Re: présentation   Mer 16 Nov 2011, 06:48

Bienvenue chez nous, avec un thème particulier assez intéressant ! Smile
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zembla007
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MessageSujet: Re: présentation   Mer 16 Nov 2011, 13:42

Bonjour, bienvenue ici ! Philippe...
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Cycliste frontière
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MessageSujet: La Bataille sur la Lys    Mer 16 Nov 2011, 16:11

Les Cyclistes frontières sur la Lys

L’armée s’installe en défensive sur la Lys, et déjà, depuis la berge Sud, l’ennemi reprend contact.
De nombreux fuyards militaires belges sont interceptés un peu partout le long du nouveau front. Quelques avions ennemis survolent de très haut les positions pendant que l’artillerie belge se déchaîne sur la rive Sud de la Lys, particulièrement du côté de Harelbeke.
Le bombardement va se prolonger jusqu’à la nuit tombante et même au delà.
Afin de préparer les contre attaques, le commandement de la brigade prend contact avec les unités au front. Ces opérations devront être déclenchées immédiatement sur simple demande des commandement des sous secteurs.
Dans le courant de cette nuit, une unité de la force d'une Cie, sous le commandement du Comd De Rache, monte en catastrophe en première ligne, pour pallier à la défection d'une unité soudainement volatilisée!.
La tension est extreme, le combat est proche.. Le 24 mai, l’aube se lève doucement. Il fait très beau... Depuis 01 Hr 30, le détachement «De Rache» s’est installé sur sa nouvelle position, entre le 12è de Ligne et le 25è de Ligne, ce dernier fort affaibli par de nombreux abandons de poste. La position est précaire: les trous d’hommes ne sont guère profonds, les épaulements de tir à peine ébauchés, tout est à faire. Dans la pénombre de laube, les hommes s’activent pour améliorer au maximum la sécurité de leur installation. Celle-ci s’étire, à 200 mètres en aval du pont de Harelbeke, sur la rive gauche de la Lys. Le terrain est dénudé, en pente douce vers la rivière. Sur la rive opposée se dressent divers bosquets et bâtiments industriels.
Vers 06 Hr du matin, les tirs d’artillerie reprennent. Ils sont très précis car ils sont réglés depuis d’un ballon captif que notre armée ne peut abattre. Ils sont dirigés aussi bien vers la première ligne de défense que vers les troupes de deuxième rang et font de terribles ravages.
Les fuyards de certaines unités du premier échelon sont très nombreux, les Cycliste Frontière du deuxième rang essaient de les retenir tant bien que mal, mais ce n’est pas chose aisée. Certains fuyards n’hésitent pas à voler le vélo des soldats CyclisteFrontière. Heureusement, la panique ne gagne pas les rangs des Garde Frontière.
Vers 13 Hr 30, le Bn LEMAL (1 Bn 2 Regt) se porte, avec deux T13, au Sud du carrefour d’Abeelhoek, à la disposition du commandant du 12è de Ligne. Dès qu’il en recevra l’ordre, il contre-attaquera en direction de Leijhoek. Sa progression, sous un intense bombardement, est très pénible et coûte cher à l’unité.
A 15 Hr 00, l’ennemi franchit la Lys à Harelbeke et se jette dans les couverts qui bordent la route de Stockerij. Le 12Li résiste bien, pied à pied, mais son aile gauche fléchit et les troupes commencent à refluer. Averti de la situation, le Bn LEMAL contre-attaque comme il lui a été prescrit, se ruant vers Leijhoek et prenant pied dans Kuurne, vers 17Hr 30. Cette opération, bien que menée de main de maître, ne sera cependant que d’un bref secours car l’ennemi, renouvelant ses attaques sur tout le front de la 3 DI, particulièrement aux points qu’il a tactiquement jugé les plus faibles, s’engouffre dans ces brèches et prend pied dans divers endroits de la rive gauche. Nos défenses, tout doucement, s’effondrent.
14 Hr 45: c’est l’attaque sur le front de la Lys et sur le point d’appui DE RACHE. Après un bombardement de près de neuf heures, l’ennemi croyait probablement la position abandonnée. Erreur. Dans la fumée du bombardement qui s’éclaircit, les Cycliste Frontière aperçoivent l’ennemi qui a déjà pris pied sur la rive gauche; les armes automatiques
lesclouent au sol, immobilisé. Il essaie de se dégager en balançant des grenades. Grâce au T13 4/7 trouvé et rafistolé à l’arrivée sur la position, les CyF répondent coup par coup: l’infanterie teutonne ne bouge plus tandis qu’en face, Harelbeke flambe...
Après le survol d’un avion ennemi de reconnaissance, le bombardement reprend de plus belle sur la position.
De part et d’autre de la position DE RACHE, ça continue à ferrailler. Les Allemands ont sérieusement pris pied sur la rive gauche. Sur la droite des Cycliste Frontière, on la vu, le 12 Ligne, qui se défend comme un lion, doit reculer pour ne pas être dépassé. Sur la gauche, malheureusement, les défenses des 25 Li et 1 Li s’effondrent littéralement.
Seuls, les points d’appui avancés, tenus par les Cycliste Frontière (Commandant DE RACHE et Lt ANDRE) se maintiennent encore et résistent courageusement, écrasés par l’artillerie ennemie.
Soudain, le canon se tait. Cris sauvages, ruée, rafales d’armes automatiques, c’est la seconde attaque. Les armes crachent dans tous les sens. Du côté de Kuurne (12 Ligne), par contre, on n’entend plus rien Les munitions commencent à manquer. Les suppléments demandés durant la nuit ne sont jamais arrivés!Encerclés par l’ennemi, les Cycliste Frontière ne cèderont qu’à court de munitions et en ayant perdu presque la totalité de leurs hommes. Ce sont les seules unités qui resteront cramponnées à leurs ouvrages, alors qu’autour d’elles, la défense se désagrège.
Notre artillerie s’est définitivement tue. Elle est à court de munitions et essaie d’organiser rapidement un repli stratégique.
Dès 18 Hr 00, le second échelon, occupé par le reste de la brigade Cycliste Frontière, est violemment pris à parti par l’infanterie ennemie. Néanmoins plusieurs contre-attaques seront amorcées, notamment grâce à l’appui des T13 de brigade.
Le 2 Bn du 1 Regt qui, vers 18 Hr 30 s’était replié en croyant à un ordre général de retraite, repart en ligne comme un bolide et reconquiert Lampernisse. La progression de certaines de nos unités est héroïque: baïonnette au canon, elles conquièrent un village, s’y battent à la grenade& Malheureusement, l’ordre de repli tombe rapidement. Car, pour éviter tout encerclement, les Cycliste Frontière doivent abandonner ce qu’ils viennent d’acquérir si chèrement.
Quelques contre-attaques sont même arrêtées en cours d’opération, comme celle menée, aumônier en tête ! Toutes ces contre-attaques sont d’ailleurs désormais inutiles, l’ennemi, terriblement maneuvrier et puissamment armé, a facilement eu raison de nos unités, à bout de force et de munitions, mais pas de courage.
Jusqu‘à la nuit, quelques T13 vont protéger le repli des Cycliste Frontière, même si l’ennemi s’est déjà infiltré entre certaines de nos unités. Celles ci, malgré un extrème engagement, parviendront toutefois, vers 20 Hr00, à se replier en ordre et sans trop de casse, grâce notamment au maintien de leur parfaite cohésion.
Une nouvelle ligne provisoire de défense est fixée et occupée par les Cycliste Frontière au cours de la nuit, sur le canal d’Ingelmunster à Isegem. Epuisés, sans munitions, sans nourriture, c’est la fin. L’armée va capituler.
Les jours suivants seront ceux de la suspension des hostilités, de la défaite, de la reddition, enfin de la déportation pour certains, particulièrement pour les officiers et sous-officiers d’active.
Face à la 3 DI, la 14 DI allemande, malgré une puissance de feu inégalée et de formidables assauts menés par des hommes aguerris, n’est jamais parvenue à faire reculer un seul Cycliste Frontière, sans que l’ordre formel lui en ait été expressément donné.
Dans le détachement DE RACHE, on a dénombré 20 tués dont un officier sur les cinq que comptait cette unité, et 10 blessés.
Les pertes, au 2 CyF, durant la campagne des 18 jours se chiffrent à DEUX officiers, DIX sous officiers et QUARANTE DEUX caporaux et soldats. Au total, 54 tués.
Le 28 mai 40, il reste aux deux régiments CyclisteFrontière: 84 officiers (sur 135 le 10 mai 40) et 1372 hommes de troupe.
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meuse155
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MessageSujet: Re: présentation   Jeu 17 Nov 2011, 00:33

Bonsoir

Après le Bienvenue de circonstance...

Ce récit, précis, détaillé de ce que firent avec courage et obstination, les valeureuses troupes Belges forcnt la mémoire

Pour ma part je l'avoue, j'étais centré sur les Chasseurs Ardennais et le livre de Lucien Champion sur "la guerre du Sanglier" !

Merci de toutes ces précisions, méconnues

Re bienvenue ici

Amicalement

Patrice
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MessageSujet: Bataille sur Lys   Jeu 17 Nov 2011, 12:59

Merci sa ma fait plaisir car l§image de l'armée belge n'a pas toujours bien vu de la part des français
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MessageSujet: Re: présentation   Jeu 17 Nov 2011, 23:10

bienvenue sur le forum !!!!

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MessageSujet: Re: présentation   Jeu 17 Nov 2011, 23:44

meuse155 a écrit:
Bonsoir

Après le Bienvenue de circonstance...

Ce récit, précis, détaillé de ce que firent avec courage et obstination, les valeureuses troupes Belges forcnt la mémoire

Pour ma part je l'avoue, j'étais centré sur les Chasseurs Ardennais et le livre de Lucien Champion sur "la guerre du Sanglier" !

Merci de toutes ces précisions, méconnues

Re bienvenue ici

Amicalement

Patrice


Salut,
En fait les Chasseurs Ardennais ne sont que le pendant des Cyclistes Frontière.
A départ des Bataillons "Mixtes" de Cycliste, ceux-ci ont été divisés en CY Front pour le nord, et les Cha Ard pour le sud et Luxembourg.

Les Cy Fro ont été balayé par l'avancée allemande sur le Canal Albert, tandis que les destructions dans les Ardennes ont permis aux Cha Ard de pouvoir retraiter sur l'Ourthe et etc.... Mais les deux types d'unités se sont très bien comportés en mai 40.
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maginotboss
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MessageSujet: Re: présentation   Ven 18 Nov 2011, 14:31

Sois le bienvenu, et merci pour cet exposé sur une unité qui m'était inconnue . Wink
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MessageSujet: Re: présentation   Aujourd'hui à 07:01

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