Pour commencer, je remercie chaleureusement notre ami Guerdin pour nous faire partager ces points de vu.
Je me permet de vous faire par ici de quelques extraits choisit d'un excellent article, intitulé " Le sacrifice héroïque de l'armée francaise en mai-juin 1940", paru dans
Actualité de l'Histoire, qui consacrait son dossier special à la question : La France aime-t-elle son Armée ? (Tiens tiens, on se pose cette question ?

).
Pour commencer, laissons la paroles à quelques officiers generaux allemands :
" Sur les flancs de la Meuse, dans les fortifications de campagne et dans les maisons fortifiées, les soldats français ont combattu avec une extraordinaire habileté et opiniâtrement, et ils ont causé des pertes élevés à nos troupes. Les attaques de chars français et d’infanterie sur la rive ouest de la Meuse n’ont été repoussées qu’avec peine. Au sud de la Somme, les troupes coloniales françaises, en grande partie noires, ont combattu avec un acharnement extraordinaire. Les unités antichars françaises et les équipages des chars français se sont partout battu avec courage et ont causés des pertes élevés à nos troupes. La plupart du temps, les chars ennemis étaient supérieurs aux nôtres en matière de blindage. Le canon antichar de 37 mm s’est révélé totalement insuffisante contre les épais blindages des chars français et anglais. "
Général Erwin ROMMEL
Commandant la 7eme PanzerDivision
Rapport à l’O.K.W.20 novembre 1940
" Les troupes françaises se sont battues comme des lions. "
Général VON RICHENAU
Commandant la 6eme Armée
" En dépit d’énormes erreurs tactiques venant du haut commandement allié, les soldats français de 1940 ont opposés une résistance extrêmement coriace, et avec un esprit de sacrifice extraordinaire, digne des poilus de Verdun en 1916. "
Général GUDERIAN
Commandant le 19eme Corps d’Armée
" La défense acharnée de l’armée française est à signaler. Cette défense était offensive, et s’accompagnait de furibondes contre attaques avec des chars. Les positions étaient bien camouflées, établies en profondeur et très difficile à reconnaître. La troupe française avait l’expérience des combats en forêt. L’artillerie française se signala par son feu rapide et bien réglé. Grace à d’excellents observateurs, l’artillerie française prenait sous son feu tous nos mouvements de troupes. "
Général WAGNER
Carnet de route" Le commandement allemand a reconnu le courage et l’héroïsme dont les troupes francaises ont fait preuve dans une suite ininterrompue de batailles sanglantes en mai - juin 1940. "
General - FeldMarchal Wilhem KEITEL
Je recopie maintenant ceci :
" Les pertes militaires temoignent de l'acharnement des combats en mai-juin 1940, balayant ainsi les cliches d'une pretendu promenade de santé de l'armée allemande. En 45 jours de combats, du 10 mai au 25 juin 1940, l'armée allemande perd 1800 de ses 3000 chars engagés, 1400 de ses 3500 avions en ligne, sans oublier 49 000 soldats tués et 111 000 bléssés. Les pertes militaires allemandes, entre le 10 mai et le 14 juin 1940 ont été de 2 450 hommes (tués, disparus ou bléssés) par jour. Du 5 au 22 juin 1940, alors que l'armée francaise se retrouve seuls avec des effectifs reduits de moitiés (les armée belges et hollandaises ont capitulé et l'armée britannique a rembarqué à Dunkerque),
les pertes allemandes s'élèvent à 4 760 soldats hors de combat par jour, chiffres superieur aux pertes quotidiennes en Russie du 22 juin au 10 decembre 1941. "
Je vous epargne le long paragraphe sur les " veritables causes de la defaites francaise " ou sont enumérés les differentes et enormes erreurs de tactiques du Haut commandement. Par contre, l'article sur les combats heroïques, avec des episodes incroyables (defense 1 contre 5 parfois merite le detour !).
L'article se termine par cette citation de l'historien allemand Karl HEINZ-FRIEZER :
" L'effondrement de l'armée francaise n'est pas à imputer aux soldats, mais à leur commandement. Quand on les a engagés à bon escient, en effet, ces hommes ont toujours donné des exemples étonnants de bravoure. "
Quand à l'allusion politique de Guerdin, elle est totalement justifié. Le PCF est indirectement responsable de notre defaite. N'oublions pas le mot d'ordre de ce parti, relayé par la CGT dans les usines d'armement, de fournitures et de materiels pour nos armée :
1 heure de prodution en moins, c'est 1 heure de plus pour la revolution. Jusqu'à 30 % des produits livrés a l'armée etait defectueux, car volontairement saboté. (Pacte URSS/IIIeme Reich, antimilitarisme viscerale, ect...) Sans oublié la magnifique et courageuse attitude du caporal Maurice Thorez : secretaire general du PCF, appelé sous les drapeaux en 1939, a deserté et rejoint Moscou, ou il est resté bien au chaud jusqu'en 45, puis revenu triomphalement en France, a repris les rennes de son parti, qu'il a dirigé pendant des années, en plus de ses divers mandats electoraux. N'a jammais été inquiété, et plus d'une ville en France a une rue à son nom...
Bref, je ne veux pas entretenir de vaines polemiques ou faire de la politique partisane, mais n'oublions pas ces paramètres, afin de rendre, mieux encore, hommage à nos soldats, mort pour la Patrie.