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 MAUBEUGE secteur fortifié n°4

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Liberation39/45
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MessageSujet: MAUBEUGE secteur fortifié n°4   MAUBEUGE secteur fortifié n°4 I_icon_minitimeSam 31 Déc 2022, 11:55

Le second drame de Maubeuge décrit les événements dont le secteur défensif de Maubeuge fut le théâtre en mai 1940. Dédié aux combattants de la 101e Division de forteresse, chargée de la défense du secteur, cet ouvrage offre un intérêt qui déborde largement le cadre habituellement étroit des engagements d’une division. En effet, le secteur de Maubeuge a constitué le môle de résistance que le commandement s’est efforcé, en vain, d’utiliser aussi bien pour étayer, vers le Nord, le colmatage de la brèche ouverte sur le front de la IXe Armée, que pour fixer vers le Sud la droite de la Ire Armée au terme de sa retraite.

De ce fait, le secteur de Maubeuge a participé aux opérations si mouvementées de ces deux armées. Chargée de recueillir leurs éléments d’aile et d’en assurer la liaison, son action devait dépendre des conditions de repli de ces éléments, de leur état matériel et moral. Enfin, ce secteur fortifié, le seul, doté de quelques ouvrages puissants, qui ait été, en 1940, l’objet d’une attaque en forces, nous offre un champ intéressant d’expériences techniques.
Ces perspectives lointaines, ouvertes sur le terrain de la stratégie et sur celui de la technique, donnent lieu à des analyses intéressantes, aux conclusions, en général, indiscutables, concernant aussi bien l’évolution de nos conceptions en matière de fortification, que les conditions d’engagement des grandes unités des Ire et IXe Armées sur la Dyle et la Meuse, ainsi que leur repli de part et d’autre de la Sambre.

Maubeuge secteur fortifié n°4 ceinturé par ses forts, sous secteur Hainaut (87e RIF) et sous secteur Thiérache (84e RIF) est bombardée par l’aviation allemande dès la fin de la matinée, ce 16 mai 1940. Les civils se réfugient dans les caves et les abris, les bombes et les incendies ravagent 90% du centre historique de la ville. Après les bombardements de la Luftwaffe, la 28e Division d’Infanterie de la Wehrmacht s’occupera d’incendier les bâtiments encore épargnés.

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Les organes fortifiés du secteur défensif, séparés par de larges intervalles et fournissant exclusivement des feux de flanquement, ne constituaient que les points forts de notre position, dont la défense exigeait le concours de grandes unités de campagne, dites divisions de renforcement, chargées de meubler les intervalles et de fournir les feux de front d’infanterie et d’artillerie.
Or, ce renforcement, indispensable à la défense du secteur, fut réalisé à Maubeuge non par des unités fraîches en réserve, mais par les débris épuisés, démoralisés, privés d’armement et de munitions des unités défaites de la IXe Armée.

Citons, à titre d’exemple, l’artillerie d’appui du 3e bataillon du 84e RIF (Régiment d’infanterie de forteresse), qui dispose de 32 coups de 75 et de 150 de 105 ; l’arrivée, in extremis, d’un groupe du 308e Régiment d’artillerie avec… deux canons et… seize coups.
Or, dès le 16 mai, les corps blindés refoulant la cohue des fuyards sont au contact. Situation dramatique pour « ceux de la forteresse » que leur devoir et leur honneur rend solidaires de leurs ouvrages isolés sur une position presque vide de défenseurs.

Ce 16 mai, l’artilleur calaisien André Boutoille retourne lui aussi vers la France avec ce qui reste de son unité. Encore en Belgique, il se dirige vers Maubeuge en se frayant un chemin à travers les réfugiés civils qui encombrent les routes. Les avions allemands mitraillent régulièrement ces convois mêlant civils et militaires.

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"Le 16 mai, quand il y a eu la débandade, ça mitraillait dans tous les coins, surtout les Stukas et les Dornier. C’est eux qui s’amusaient avec nous", se souvient-il. "Tout le monde repartait et nous on était là sur place. L’infanterie passait et nous disait : "qu’est-ce que vous faites encore là vous autres ?!". Notre commandant avait mis les voiles et nous, on était restés bloqués là"

"Les Allemands arrivaient avec leurs chars, leurs avions, c’était un carnage. C’est un ancien capitaine de 14/18 qui nous a ramenés. Il nous a dit : "Moi, je vais vous ramener en France". Sur les routes, il y avait plein de réfugiés qui fuyaient vers la France, des femmes, des gosses tout le long de la route, faut l’avoir vécu… Tous ces pauvres gens qui étaient sur la route, vous savez qu’on avait l’ordre de tirer sur eux, juste au-dessus de leur tête, pour qu’ils dégagent la route et qu’on puisse passer, c’est des trucs comme ça qu’on a vus".

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Ce 16 mai 1940, le Nord va connaître ses premiers combats.  C’est à Clairfayts, en Sambre-Avesnois, que le général allemand Erwin Rommel passe la frontière en fin d’après midi.
Aussi longtemps que l’artillerie d’appui demeure en action, toutes ses tentatives échouent. Mais à peine l’artillerie, privée de munitions, est-elle réduite au silence que les casemates sont aussitôt débordées, entourées par les chars et les canons automoteurs allemands qui, à bout portant, prennent à parti leurs points sensibles : créneaux, orifices d’aération, portes d’entrée.
La chute de deux casemates ouvre la porte aux blindés. C’est aussitôt la ruée de suprême audace sur Avesnes, puis sur Landrecies, dont nous suivons les hallucinantes péripéties. La désorganisation de nos arrières et l’absence de réserves sont telles que l’exploitation de ce raid livre aux Allemands la rive droite de la Sambre, dont les passages sont tenus par des fuyards regroupés, des permissionnaires hâtivement rassemblés.

Pendant ce temps, la droite de la 1re Armée, débordée, traverse la position sur la rive gauche de la Sambre et poursuit sa retraite sur l’Escaut. L’ennemi, débouchant de la Sambre a tout le loisir d’attaquer la position fortifiée… par l’arrière.

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Les ouvrages, dont les intervalles sont abandonnés, se referment sur leurs défenseurs qui poursuivent une lutte sans espoir.
Les Allemands passent à la destruction méthodique, successive, de chaque ouvrage. La plupart de ces agonies collectives reflètent une obstination dans le sacrifice d’une suprême noblesse.

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L’Etat-major allemand veut ménager les divisions de chars et laisser le temps à l’infanterie allemande de rattraper les Panzers trop avancés et isolés. Mais Rommel décide de désobéir. Il fonce droit…

"Quand on est arrivés à Maubeuge on s’est dit : "On est sauvés, on est passés de l’autre côté", poursuit André Boutoille. "On est rentré à Maubeuge, le 16 mai dans la soirée. Il y avait le feu dans la ville, une caserne et un hôpital brûlaient. Les avions allemands s’amusaient au-dessus de nos têtes, mais ils ne nous ont pas mitraillés, ils nous ont épargnés, là. C’est après qu’on a compris pourquoi. Nous étions à Maubeuge et les Allemands, eux, étaient déjà à Avesnes-sur-Helpe à une vingtaine de km".

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Il y a là des blockhaus de la ligne Maginot prolongée que les chars allemands et les sapeurs du génie attaquent. Un commandant de char allemand témoigne : "La position fortifiée crache le feu. Des canons anti-chars tirent aussi et touchent le char de commandement, l’opérateur radio à la jambe arrachée. Feu nourri d’artillerie de moyen calibre de la part de l’ennemi."

Le blockhaus du Trieu-du-Chêneau, près de Clairfayts, est le premier à être attaqué. Retranchés à l’intérieur, les 12 hommes d’équipage sous les ordres du lieutenant Marconnet détruisent 2 Panzers avec leur canon anti-char.

Au deuxième assaut, un obus atteint le créneau du canon et le met hors d’usage et des fantassins allemands investissent le blockhaus. Le lieutenant et un soldat sont blessés dans l’assaut.

La 101e division d'infanterie de forteresse (dont les 84e et 87e régiments d'infanterie de forteresse font partie) occupe les blockhaus de la frontière autour de Clairfayts et se défend avec vigueur, mais à la nuit tombée, des fusiliers motorisés allemands détruisent les défenses françaises au lance-flamme et charges creuses.

Puis les chars de Rommel foncent vers le village voisin de Solre-le-Château où là encore, ils se heurtent à une ligne de blockhaus vers 23 heures.

A minuit, les Allemands entrent dans Avesnes-sur-Helpe mais les Français ne se rendent pas. La nuit sera très longue pour les soldats des deux camps...

La bataille de La Sambre est une série d'opérations militaires qui vise à prendre les ponts. Rivière qui sert de frontière naturelle entre la France et la Belgique.
Elle oppose du 16 au 23 mai 1940 les Alliés franco-britanniques aux troupes allemandes venant de Belgique. La défense de la rivière s'appuie notamment sur les ouvrages fortifiés du secteur n°4 fortifié de Maubeuge de la ligne Maginot. Quelques contre-attaques françaises sont également menées dans la forêt de Mormal et à Landrecies, mais sans grands succès.

Dans le bois d’Elesmes (périphérie de Maubeuge) le blockhaus MOM, STG mod 1939 double type S18, commandé par le Lt PETOT du 87e RIF, est attaqué à la charge creuse.

A Maubeuge le blockhaus B630 du faubourg de Mons Est pour canon antichar SA de 25 mm résiste avant d’être pris par les assaillants.
Son voisin le blockhaus B630 du faubourg de Mons Ouest est détruit entièrement.
(Quand j’étais tout minot j’ai sorti plusieurs Hotchkiss 8 mm mle 1914 de cette zone de combat).

Dans la casemate de la Salmagne (périphérie de Maubeuge) le jeune soldat James DELORME est tué à son poste de DCA.

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Mon père, à l'âge de 20 ans, a été blessé le 19 mai 1940 à Maubeuge, pendant la contre-attaque menée par le deuxième Bataillon du 158e R.I. dans le quartier nord de la ville dit "Faubourg de Mons", vraisemblablement face à la 28e Division d'Infanterie allemande qu'on voit dans ce film et peut-être au même moment. Si j'ai bien compris, c'est d'abord la 5e Panzerdivision qui s'est emparée de Maubeuge et de ses ponts sur la Sambre le 18 mai, puis la 28e Division a pris le relais pendant que les chars continuaient leur avance vers la Mer du Nord. Il est précisé sur un site que les Allemands ont mis le feu aux restes de la ville en représailles à l'attaque d'éléments du 6e Rgt de Tirailleurs Marocains qui, reprenant les armes après l'arrêt des combats, ont abattu un groupe d'état major passant devant eux.

Mon grand père sergent au 158 RI (ECR), né en 1914, se tenait en garnison dans le secteur d'Epernay- Dizy, Fleury, depuis janvier 1940. Mai 1940 il remonte vers le Nord de la France. Prisonnier le 20 mai 1940 à Maubeuge, direction Stalag XII de Trêves.
Nourriture bonne d'après le carnet de guerre


Sergent VOLTZ Eugène Joseph.
Sous- Officier au 15-8,158e Régiment d'Infanterie à Strasbourg CRE (Compagnie régimentaire d'engins), née à SAESSOLSHEIM (Bas- Rhin) le 9 Juillet 1914.
Détails des cantonnements:
2 janvier 1940, le 15-8 est déjà à EPERNAY, SARREBOURG.
4 janvier 1940, HOMMARTING.
9 et 10 janvier 1940, EPERNAY.
Février 1940, CHAMPILLON, DIZY.
Mars 1940 à DIZY, MAGENTA, HAUTWILLER, ROMERY, FLEURY-LA-RIVIERE.
1er avril 1940, ravitaillement du 202e artillerie à DETTWILLER (67).
10 avril 1940 à SARCY.
10 au 24 avril 1940 à DIZY (Camp la Folie).
13 mai 1940 à REIMS, LAON, ST QUENTIN, BAVAY.
15 mai 1940 à JEUMONT (Frontière Belge).
18 mai 1940, LA FERME DU GRAND CAMP PERDU (Maubeuge Nord). Blockhaus pour 2 canons antichar SA de 25 mm Mle 1934
19 au 21 mai 1940, combat à MAUBEUGE.
Les soldats de l'armée française se battent comme des lions, causant à la Wehrmacht des pertes sévères.
21 mai 1940 prisonnier de guerre à MAUBEUGE.
22 mai PG à VERSILLE avec 2500 autres prisonniers.
23 mai 1940 à BEAUMONT et GRANDRIEU.
24 mai 1940 à MARIENBOURG, 24 mai 1940 à DOISCHE, GRIVET, BEAURAING (Belgique).
27 mai 1940, camp de fortune et huttes en branches.
2 juin 1940 arrivé à TRIER (TREVES) en train à 50 par wagons direction.
KRIEGSGEFANGERLAGER STALG XII-D- PETRISBERG sur les hauteurs de la ville- baraque N° 53. Nourriture bonne.
Les allemands sont respectueux envers nous.
Fin de l'épopée du 15-8…
Jean-Frédéric VOLTZ.

Mon père a été fait prisonnier à Maubeuge en 1940 il terminait à l’époque ses trois ans de service militaire. je ne connais pas le régiment je sais qu’il est parti dans un camps de travail 600 kms environ à pied avec d’autres soldats en Allemagne. Je ne sais ou. Il faisait des lignes de chemin de fer. Très peu nourris, il disait qu’il faisait des malaises souvent et il a fini dans une ferme allemande en fin de guerre ou il était bien traité

Mon grand père a été fait prisonnier à Maubeuge en juin 1940 puis est allé dans un camp de prisonniers en Allemagne pendant 5 ans. Il a travaillé dans une ferme allemande comme votre père ,et était logé dans un stalag III A à LUCKENWALDE n° 36392.

L’ouvrage du Fort de Boussois est composé de 3 blocs.

Quelques jours avant le 10 mai, le Capitaine VIGROUX du 23° Régiment du Train, est sanctionné et mis aux arrêts de rigueur. Il est envoyé purger sa peine d'arrêt dans l'ouvrage de BOUSSOIS (contre l'avis du commandement de l'ouvrage...). Présent là par le pur fait du hasard donc moment de l'attaque allemande, il se met à la disposition et sera impliqué dans la défense de l'ouvrage.

Au 10 mai l'ouvrage est prêt à combattre, bien que partiellement incomplet :
Le Mo50 de la tourelle AM/Mo50 du bloc III n'est pas installé.
Les autres Mo50 de cloche n'ont pas leurs supports, et celles-ci n'ont pas reçu leurs blocs jumelles spéciaux.
-Certains créneaux de FM de défense rapprochée n'ont pas reçu leur trémie FMB.
Le masque de créneaux JM n'ont pas reçu leurs renforcements.

Jusqu'au 15 mai, l'équipage de l'ouvrage met du personnel à disposition pour garder les points d'entrée à la frontière. Celui de Cousolre, tenu par le Lt VANNEVILLE et son équipe, est bombardé et mitraillé par l'aviation allemande, sans pertes.

- 15 Mai 1940 : les premières bombes allemandes tombent sur le village et le terrain d'aviation à côté du bois d'Elesmes. Une première bombe tombe sur l'ouvrage (angle sud-ouest de la contrescarpe). Dans la soirée, les piquets antichars Ollivier stockés là sont mis en place.

- 16 Mai 1940 : suite à la nouvelle de la chute d'Eben-Emael du fait de parachutistes, les réseaux sur le dessus de l'ouvrage sont renforcés, notamment autour des cloches. Le reflux des troupes alliées est maintenant tel que l'ouvrage reçoit l'ordre de ré-ouvrir les barrages de route pour permettre les mouvements.
A 16h00, l'alimentation électrique par l'arrière s'arrête, nécessitant le démarrage de la centrale de l'ouvrage. Un montage ad-hoc est fait avec un Mo50 pour pouvoir équiper la tourelle AM/Mo du bloc III.

- 17 Mai 1940 : l'ennemi est au contact de l'ouvrage côté avant. A l'arrière, les combats se propagent dans Maubeuge et se rapprochent par le faubourg de Mons.

- 18 Mai 1940, après un court réglage, le bombardement au 150 et 210 de l'ouvrage débute à 16h00. Un coup heureux sur le bloc I met le projecteur de casemate hors service. Un groupement d'artillerie tirant sur l'arrière de l'ouvrage (cloches, créneaux FM, bouches d'évacuation et prise d'air) est repéré à 4000 m et reçoit le tir des armes sous tourelle de l'ouvrage. Même purement psychologique - vu la portée - cette riposte entraine la sortie de batterie des pièces en question. Les tirs sur l'ouvrage se feront dorénavant de zones hors atteinte.
Durant la nuit suivante, l'ouvrage tire en aveugle sur les alentours de casemates du sud de la Sambre pour les couvrir tant bien que mal.

- 19 Mai 1940 : l'ouvrage intervient toujours au profit des 4 casemates au sud de la Sambre, qui sont encerclées et attaquées par l'arrière. Dés le 19 Mai, puis les 20 et 21, les blocs I et III reçoivent des tirs de la part de pièces de 88 et de 150 mm placées à 1 500 m (hors de vue des armes de l'ouvrage). Le 19, l'arrière du bloc I est percée et la ventilation endommagée. Le projecteur de ce bloc est détruit à son tour ainsi que l'antenne radio (qui sera réparée ensuite). La chambre de tir du bloc III est aussi prise à partie : le soir, la visière est partiellement démolie, et le 47mm est endommagé ainsi que le jumelage droit. Les dégâts sont réparés tant bien que mal dans la nuit (le 47mm fonctionne de nouveau).

- 20 Mai 1940: le bombardement reprend sur le Boussois et une attaque de Stukas à 11h00 vient compléter l'œuvre destructrice des canons : 4 bombes de 500 kg tombent sur l'ouvrage, dont une pile sur le puits de service entre les blocs II et III.
La prise d'air du bloc I est détruite par tir tendu. Ce bloc sera dorénavant alimenté indirectement - et à faible débit - par les prises de secours des blocs II et III. C'est ensuite au tour des cloches GFM d'être visées.
Dans la soirée, l'ouvrage comprend que l'ennemi attaque les ouvrages et casemates du nord de Maubeuge (87° RIF, lequel est en train de décrocher). On approche de l'encerclement pur et simple.
Durant la nuit, l'équipage essaie de re-sécuriser le puits de service dégagé par une bombe en le recouvrant avec les anciennes portes acier du vieux fort Séré de Rivières...

- 21 Mai 1940 : Profitant du retrait de l'infanterie (14° DI) l'ennemi passe sur les arrières de l'ouvrage en fin de matinée et concentre ses efforts sur le bloc I.
La tourelle du bloc II parvient à neutraliser l'effectif d'un 88 en cours d'installation. Un autre 88 s'acharne contre la façade du bloc I mais est gêné dans sont tir par la riposte du bloc, réglée par la casemate de l'EPINETTE.
Le 47 du bloc I est endommagé à 11h00, mais rentré et réparé créneau ouvert en plein bombardement !
Le 1er 88 ne sera remis en batterie que plus tardivement, profitant de la neutralisation de la tourelle par des tirs de contrebatterie. A 15h00, le 47 et un jumelage du bloc I sont à nouveau endommagés par les tirs tendus. Cette fois l'EPINETTE ne peut assister car elle est elle-même sérieusement prise à partie. Vers 16h30, un assaut débouche côté bloc I mais il est repoussé par les armes de tourelles de l'ouvrage.

Le commandant de l'ouvrage demande des tirs sur la batterie de l'Epinette, sur le bois-Carré et sur la cote 146,3. Cet appui de feu lui est fourmi sans délai. Vers 20 heures, le bombardement allemand au 88 reprend malgré un nettoyage de la position de batterie par la tourelle du bloc II. Au moment de sa remise en éclipse plusieurs coups directs sont encaissés par la muraille de cette tourelle. Les deux armes mixtes sont neutralisées et le périscope de visée détruit. La tourelle est maintenant inutilisable, mais heureusement les blessés ne sont que légers.
Le bloc I se remplit de fumées du fait de la destruction des bouches échappement de gaz. Ceci nécessite son abandon partiel. Le ventilateur de 600 m3/h prévu pour la morgue est détourné pour aspirer de l'air frais par l'égout visitable de l'ouvrage, ce qui donne un peu de répit.
L'ouvrage peut malgré tout faire sortir des patrouilles nocturnes sur le dessus pour parer à une éventuelle attaque.

le 22 mai, les bombardements terrestres et aériens reprennent sur l'ouvrage. A 9h00 du matin, après un bombardement par stukas (14 bombes) et avoir repercé au canon le bloc I, les Allemands traversent les fossés et coiffent les blocs. Deux des bouches de ventilation ont été obturées par les explosions et l'assaillant neutralise la 3e bouche de ventilation restante. L'atmosphère est irrespirable dans l'ouvrage et on manque de cartouches CO et de Dräger. La ventilation est hors service.

Devant ce constat, le Cne BERTIN ordonne le sabotage de ce qui peut l'être. A 10h30, toutes ses armes et documents détruits, l'ouvrage capitule et est évacué à 11h00.

François


Dernière édition par Liberation39/45 le Dim 08 Jan 2023, 16:35, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: MAUBEUGE secteur fortifié n°4   MAUBEUGE secteur fortifié n°4 I_icon_minitimeMar 03 Jan 2023, 22:24

Bonsoir
Beau travail de recherche, merci pour le partage et pour le temps pris pour nous transmettre ces informations 👍
Cordialement
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